Il revient de loin mais il est désormais omniprésent.

Par Jannick Alimi.

Le pestiféré qui fuyait presque les journalistes il y a encore deux semaines est désormais partout. Lavé de tout soupçon- sauf si de nouvelles plaintes venaient à être déposées- il prend même un malin plaisir à se montrer, à parler,  à s’écouter presque...

Je l’ai rencontré la semaine dernière dans son bureau du Palais Bourbon, et je peux vous dire que l’homme qui fume avec délectation cigarette sur cigarette, renaît de ses cendres et espère bien rattraper le temps perdu.

C’est à dire, reprendre les rênes de son parti, en priorité. Parce que je peux vous confier que quelques uns au sein du groupe La République En Marche ne l’attendaient pas avec une brassée de roses. Un de ses membres disait même :

Il n’a vraiment pas été à la hauteur, Espérons qu’il va être à 100% dans le job. 

Et puis, certains jeunes élus convoitaient sérieusement le poste de Richard Ferrand, tombé en disgrâce. Mais, rattraper le temps perdu c’est aussi occuper tout le spectre politique. Il n’y a qu’à lire ou écouter ses interviews pour se rendre compte que les problèmes de cacophonie qui avaient défrayé la chronique cet été sont derrière lui. Richard Ferrand, aujourd’hui, commente la politique du gouvernement, défend le budget et la réforme de l’ISF, donne le sens à toute l’action d’Emmanuel Macron. 

Ses ambitions sont d’abord celles d’Emmanuel Macron, dont il a été le premier des apôtres issus du PS

Richard Ferrand me l’a répété à l’envi : « ne l’oubliez pas, je suis socialiste ». Et de ce label d’origine, le chef de l’Etat en a plus que jamais besoin. Pour calmer les impatiences des députés LREM qui lui demandent de renforcer la jambe gauche du macronisme. Et puis par voie de conséquence « rosir » son étiquette de président des riches qui lui colle à la peau. Ce n’est donc pas un simple rôle de meccano parlementaire qu’on demande à Richard Ferrand de remplir. Mais, lui, cible peut-être d’autres horizons : retrouver un portefeuille ministériel en rapport peut-être avec le Parlement... Mais, ça c’est peut-être pour demain mais pas pour aujourd’hui.

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