C’est Noël ce matin, et on sait déjà ce que Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Cambadélis ont commandé.

Nicolas Sarkozy à l'arrivée à la permanence UMP du 16e arrondissement
Nicolas Sarkozy à l'arrivée à la permanence UMP du 16e arrondissement © MaxPPP/EPA/Ian Langdon

Les patrons de l’UMP et du PS ont demandé au Père Noël des militants par milliers. Je n’exagère pas, ils ont demandé 500.000 militants chacun pour leurs partis ! Alors deux solutions :

  • soit il s’agit plus d’un rêve un peu délirant que d’une commande au Père Noël ;

  • soit ils ont écouté le petit conseil de François Hollande. Écoutez la leçon d’espérance teintée d’esprit de Noël formulée par le Président mi-décembre.

C’est une scène captée par Le Petit Journal de Canal+.

SON POLITIQUE

« Toujours formuler un vœu » : c’est ce qu’ont fait Nicolas Sarkozy et Jean-Christophe Cambadélis. Le président de l’UMP insiste même en disant que c’est « une armée de militants » qu’il veut. Cambadélis, pour le PS, tente de se convaincre en se répétant que « c’est faisable. »

Précisons que dans un élan de lucidité, ils ne réclament ni l’un ni l’autre leurs militants pour tout de suite, mais pour 2017 seulement. L’année de la prochaine présidentielle, c’est toujours mieux d’avoir des militants pour une campagne. Et puis ce n’est pas plus mal, parce que les militants, cela ne se trouvent pas comme ça, en claquant des doigts, surtout en ce moment.

Il est très difficile de savoir combien de militants exactement sont à jour de leurs cotisations dans un parti. Les vrais chiffres sont un secret bien gardé.

Mais on estime qu’aujourd’hui, il y a environ 60 000 militants socialistes à jour de cotisation et un peu moins de 200 000 militants à l’UMP. Au PS, depuis 2007 et la campagne de Ségolène Royal - qui avait connu un pic d’adhésion, grâce aux fameux adhérents à 20 euros -, le nombre d’adhérents ne fait que chuter. A l’UMP la courbe est moins constante, cela monte et cela baisse, mais globalement, ce n’est pas génial non plus.

Pour augmenter le nombre de militants, comment les partis comptent-ils s’y prendre ?

Au PS, ils veulent faciliter la procédure d’adhésion, créer des espaces adhérents personnalisées sur le web pour les militants, et d’une manière générale, mieux communiquer, mieux former leurs militants, plus les impliquer dans les actions du parti.

Sarkozy lui, veut faire de l’UMP « le métro à 18 heures », c’est lui qui le dit. Fidèle à lui-même il veut faire jouer le mérite. Chaque fédération UMP aura un objectif à remplir en termes de recrutement de militants. Le problème, c’est que si les Français fuient les partis politiques, c’est avant tout parce qu’ils ne savent plus très bien à quoi ils servent et pour l’instant, ni Sarkozy ni Cambadélis n’ont encore clairement répondu à cette question.

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