On est en plein Salon de l’Agriculture. Mais il n’y a pas que les animaux d’élevage qui intéressent en ce moment nos politiques…

Dans les Municipales, les animaux deviennent importants
Dans les Municipales, les animaux deviennent importants © AFP / Valery Hache

D’habitude, Marine le Pen tweete des photos de ses meetings. Mais il y a deux semaines, elle a innové. Avec la photo d’une maisonnette en bois. Un abri conçu spécialement pour les chats perdus. Et dans son tweet, Marine le Pen demande à ses candidats d’inscrire cet équipement dans leurs programmes.

Soyons juste. Il n’y a pas que du marketing là-dedans. Marine le Pen est une passionnée. Les chats, c’est toute sa vie. Elle a même un compte Instagram, avec un nom d’emprunt, pour balancer des photos de ses animaux.   

Cela n’empêche pas les arrières-pensées. Chacun a bien vu le score du parti Animaliste aux Européennes. Il a fait presque autant que le parti communiste. Sans faire campagne. Juste avec des affiches de chien.  

Cette attention au bien-être animal, elle concerne toute la classe politique ?

Prenez, Gérald Darmanin. Le ministre de l’Action et des Comptes publics a recueilli Boris. C’est un chat trouvé à la SPA de Tourcoing. Il en a fait la mascotte de sa campagne. Et si Darmanin gagne, il a promis d’ouvrir un cimetière réservé aux animaux.  

La France Insoumise, elle, présente une liste à Rennes, dont l’avant-dernière place a été réservée à un… chat. Pour sensibiliser l’opinion. Au-delà, vous avez 400 villes qui ne veulent plus de cirques avec des animaux sauvages. C’est le cas à Paris avec Anne Hidalgo. 

La sensibilité à la cause animale monte et ça concerne beaucoup de monde. Un foyer sur deux a un animal de compagnie. Et dans les classes populaires, on trouve beaucoup de personnes seules avec un animal. 

Que fait l’exécutif en la matière ?

Tous les présidents prennent un chien en arrivant à l’Elysée. C’est censé humaniser. C’est un peu à la tarte à la crème de la communication politique. Macron n’a pas dérogé à la règle, avec Nemo. Son labrador.

Mais, les gadgets, c’est un peu court. Alors, en janvier, le président a demandé à son ministre de l’Agriculture de bouger. Didier Guillaume a annoncé la fin de la castration à vif des porcelets et celle du broyage des poussins

Pour les associations, c’est insuffisant. C’est aussi l’avis d’une partie de la majorité. Des députés veulent déposer une proposition de loi pour lutter contre l’abandon des animaux. Et certaines pratiques d’élevage. Le gouvernement leur a demandé de ne pas braquer maintenant les éleveurs. Un rapport sera rendu en juin. Tiens, tiens. Les municipales seront passées !   

Nemo, le labrador de Macron
Nemo, le labrador de Macron © AFP / Ian LANGSDON
L'équipe
  • Marcelo WesfreidJournaliste au service politique du Figaro, en charge du suivi de l'exécutif.
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.