Il ne s’agit pas là de minimiser l’importance de certains portefeuilles, mais force est de constater qu’il y a une première et une deuxième ligne au sein du gouvernement. Depuis le début de la crise sanitaire, il y a les ministres que l’on a pris l’habitude de voir toutes les semaines, voire presque tous les jours.

Et puis il y a tous les autres

Ceux dont ni le nom ni le visage ne sont connus des Français. Ceux qui ne sont pas consultés sur le sanitaire, et qui voient donc - Covid oblige - leurs dossier être relégués en troisième voire quatrième position dans les priorités de l’exécutif.

Ce sont essentiellement des secrétaires d’État

Mais ils sont loin d’être les seuls ! Il y a non seulement plusieurs ministres « délégués » qui sont concernés, mais aussi certains ministres de premier plan et de plein exercice.

Prenons par exemple Barbara Pompili. Elle est ministre de la Transition écologique ; numéro 2 du gouvernement ; elle a été nommée à ce poste début juillet pour porter la loi « Convention climat ». Un chantier qui devait être l’un des dossiers phares de la fin du quinquennat… Et puis patatras, voilà qu’ils ont complètement disparu cet automne à la faveur - ou à la défaveur, plutôt - de la deuxième vague.

Face à ce constat, il y a deux manières de voir les choses à l’Élysée 

La première, celle à court terme, c’est de se dire que grâce à la crise du Covid, Emmanuel Macron se retrouve enfin avec le gouvernement resserré dont il rêvait, mobilisé autour d’un seul thème, et totalement à son écoute. Mais ça, a priori, ça ne va pas durer - enfin en tout cas on l’espère.

La seconde manière de voir les choses, à un peu plus long terme, c’est de se dire que toutes les personnalités que l’on vient de citer ont la voie libre pour faire de la politique : attaquer l’opposition, se présenter aux élections… C’est à cela qu’Emmanuel Macron les encourage. Avec un succès encore relatif à ce jour…

L'équipe