Pour l’ancien candidat socialiste à la présidentielle, ça ne va pas très fort

Benoit Hamon dans la manifestation contre la politique du gouvernement sur la loi travail le 21 septembre
Benoit Hamon dans la manifestation contre la politique du gouvernement sur la loi travail le 21 septembre © AFP / STRINGER

Par Renaud Dély

Disons qu’il a connu des rentrées plus sympa. Il y a quand même eu une bonne nouvelle ce week-end. Comme me le disait un élu PS hier, on a enfin reçu une « preuve de vie » de Benoît Hamon. Vous avez vu les images de la manifestation de samedi : un Benoît Hamon barbu, un peu dépenaillé, l’air plutôt tristoune et encadré de très près par Jean-Luc Mélenchon et ses lieutenants, Alexis Corbière et Eric Cocquerel, le tout derrière une banderole de la France Insoumise, c’est vrai que ce décor, ça faisait un peu retour de détention. Vous remarquerez d’ailleurs une nouvelle règle : en politique, quand on se prend une raclée, on ne se rase plus ! Hamon, Valls, Fillon, ils se déguisent tous en hipster

Hamon, lui, a quitté le PS et a créé le « mouvement du 1er juillet »

Il faut dire le « M1717» pour «Mouvement du 1er juillet 2017». C’est pas bien compliqué, c’est la date de naissance. Benoît Hamon doit réunir prochainement à Paris ses comités locaux pour fédérer ce mouvement. Il serait temps. Parce que pour l’instant, il faut bien dire qu’on n’en a rien vu. D’ailleurs, Hamon explique que pour bâtir ce mouvement moderne, différent d’un parti classique, il compte miser surtout sur le numérique et Internet. Ce qui fait dire aux mauvaises langues que ce sera un mouvement virtuel.

En attendant, Jean-Luc Mélenchon, lui, il n’est pas virtuel

Samedi, Benoît Hamon n’a pas défilé derrière un hologramme mais derrière le leader de la France Insoumise qui avait rassemblé trois fois plus de voix que lui à la présidentielle et qui est bel et bien devenu le principal opposant à Emmanuel Macron. C’est ce qui désole l’un des anciens soutiens de l’ex-candidat du PS: « Il y a six mois, Benoît rêvait d‘être Président, et aujourd’hui, il n’est plus que supplétif ».

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