Après le fameux classico hier soir au Parc des Princes : un autre grand classique, politique celui-là : la double bataille municipale à Paris et à Marseille parce que, deux ans avant l’élection, prévue en mars 202O, la campagne, a de fait, déjà commencé.

Jean-Claude Gaudin
Jean-Claude Gaudin © Radio France / MaxPPP/La Provence/Frederic Speich

Par Renaud Dély. 

A Marseille, Jean-Claude Gaudin, en place depuis 23 ans et quatre mandats et qui a annoncé qu’il ne se représenterait pas et à Paris, Anne Hidalgo, maire depuis quatre ans seulement , mais en sérieuse difficulté depuis qu’elle a subi plusieurs échecs juridiques et politiques.

L’affaiblissement de ces deux grands maires aiguise l’appétit de la République en marche 

Parce que si Emmanuel Macron est très confiant pour les élections européennes de l’année prochaine, il redoute vraiment l’échéance des municipales. Les macronistes n’ont quasiment aucune implantation locale. En revanche, la droite avait réussi un vrai raz-de-marée lors du dernier scrutin, en mars 2014 et le PS dispose d’un réseau d’élus encore puissant pour résister.

Les macronistes visent la conquête de Paris et de Marseille  

Ils ont beau prétendre incarner le « nouveau monde », ils ont de la mémoire. Ils se souviennent qu’en 2001, la victoire de Bertrand Delanoë à Paris avait servi de trompe l’œil. Elle avait masqué la défaite de la gauche dans le reste du pays. Emmanuel Macron mise donc sur deux poids lourds de son mouvement, Benjamin Griveaux à Paris et Christophe Castaner à Marseille, pour lui sauver la mise aux municipales. Même si le problème, c’est que les trompe-l’œil, ça ne marche pas bien longtemps. Grâce à la victoire de Delanoë, Lionel Jospin s’était avancé en favori vers la présidentielle de 2002. Et tout le monde sait comment ça a fin.

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