le ps menace les listes en 3e position qui se maintiendraient face au fn
le ps menace les listes en 3e position qui se maintiendraient face au fn © reuters

Dimanche dernier, les socialistes ont pris un claque, mais le pire est à venir.

Le second tour va être violent, c’est acquis. Les socialistes le savent : il suffit de compter pour réaliser l’ampleur de la débâcle. Donc, le pire, c’est qui arrive après. Cette semaine, le PS se contente de dire : il faut faire battre le FN. Au grand désespoir d’une partie de sa majorité qui souhaite un vrai mea culpa pour tous les couacs, les hésitations, les revirements, pour le flou ! La semaine prochaine, le pouvoir ne pourra pas se cacher derrière la crise ou derrière le fameux « héritage » de Nicolas Sarkozy, qui est bien pratique.

Il doit dire : « Nous avons compris, et nous allons rectifier. » Parce que les impôts en hausse, le chômage qui stagne, les loyers qui ne baissent pas, pour l’électorat de gauche, ce sont des promesses non tenues. Et ceux qui trinquent, ce sont les élus locaux. Si François Hollande ne fait pas de pédagogie, sa majorité va se retourner contre lui et cela va devenir très compliqué. Cela commence déjà, on l’a vu avec les colères de François Rebsamen, Patrick Mennucci ou Jean Glavany, qui disent que tout ca, c’est de la faute du gouvernement.

Cela ne suffira pas pour autant : il faut changer en profondeur la mode de fonctionnement de l’exécutif. On va écouter ce que François Hollande disait de Nicolas Sarkozy en 2008, au lendemain des municipales perdues pour la droite. C’est un son exhumé par Rue89 , et c’est une pépite parce qu’on ne saurait donner meilleur conseil à François Hollande : __

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Evidemment, François Hollande doit aussi remanier le gouvernement. Les ministres sont les premiers à le demander, tellement l’ambiance est tendue. Quant à Jean-Marc Ayrault, qui semblait sauvé avant les municipales, plus rien n’est acquis. « Il est fini », disent mêmes les députés du PS. Voilà donc encore une décision difficile à prendre. Quant au Parti socialiste, rien ne va plus. C’est peu dire que Harlem Désir n’a pas convaincu, que son expression est inaudible et qu’il faut qu’il change. La possibilité d’un congrès anticipé dès cet automne est évoquée.

Voilà pour l’organisation du dispositif dans la majorité.

Ensuite, c’est précisément parce que les sujets de fond au menu des mois à venir sont des enjeux majeurs, qu’il faut régler vite la question du dispositif. Le gouvernement doit dévoiler comment vont se répartir les fameux 50 milliards d’euros d’économie à faire sur trois ans. Et à la fin du mois d’avril, le Parlement va voter la confiance au gouvernement. François Hollande doit donc décider s’il engage la confiance de l’actuel gouvernement, pour saluer la fin de son bail, ou s’il expose un nouveau gouvernement à un tel test. Surtout que dans la foulée, au mois de mai, le gouvernement, quel qu’il soit, devra assumer les élections européennes et gérer une nouvelle défaite annoncée.

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