Pierre de Saintignon, le chef de file du PS dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie est l'un de ces candidats méconnus.

Pierre de Saintignon
Pierre de Saintignon ©

Et il a tiré le gros lot. Pour sa première grande bataille électorale, il est face à Marine le Pen et à Xavier Bertrand, pour les Républicains. Ses sondages, en plus, sont catastrophiques. Mais il n'a pas dit son dernier mot.

Alors, jeudi dernier, il rencontrait des journalistes près de l'Assemblée nationale. Il est arrivé avec toute son équipe parce que dans la foulée, il devait potasser pour l'émission de France 2 « Des paroles et des Actes ».

Vous connaissez l'histoire : Xavier Bertrand et Pierre de Saintignon ont été invités, au tout dernier moment, pour faire un débat sur les régionales. Ce qui a fait hurler Marine le Pen : « On m'impose ce débat. Ce n'était pas prévu. Puisque, c'est ça, je n'irai pas ». Mais à midi, Pierre de Saintignon ne sait pas encore que ça va mal tourner...

Pierre de Saintignon
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Toutefois, il est loin d'être stressé par l'enjeu de cette grosse émission, lui qui n'est pas habitué aux caméras. Il est même excité. Il commence à y prendre goût. Depuis quelques jours, il fait ses premières télés. On s'intéresse à lui. Lui, le premier adjoint de Lille, le bras de droit de Martine Aubry (on va commencer à la voir d'ailleurs dans la campagne à partir d'aujourd'hui)...

Ses arguments, il les connaît par cœur : « Moi, je veux m'occuper des gens. Marine le Pen veut juste se servir de la région comme tremplin national. C'est justement parce que je ne cherche pas être connu qu'il faut voter pour moi ». Vous suivez ?

Il est sérieux, pas charismatique pour un sou. Sur Calais, il trouve que les médias en font trop. Les migrants, ok, mais ça concerne une proportion infime de gens, si on compare leur nombre à la population de la grande région. Pendant qu'il nous parle, les membres de son équipe balancent des messages sur twitter, signés « Pierre de Saintignon », sans même le consulter. Ca sent la PME, le travail manuel.

Dans les autres régionsc'est pareil. Un télescopage de candidats d'envergure nationale, rodés aux campagnes : les Estrosi, Bartolone, Pécresse, Le Drian. Et en face, une foule de petits candidats, qui passent sous les radars médiatiques. Pourquoi?

C'est simple. Avec la réforme des régions, vous avez maintenant des méga régions. Nord- Pas-de-Calais-Picardie, c'est 6 millions d'habitants. Plus que la Finlande. Du coup, ça attire beaucoup de personnalités. Au grand dam des tout petits...

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