françois hollande annonce sa rupture avec sa compagne
françois hollande annonce sa rupture avec sa compagne © reuters

C'est une phrase qui pourrait faire des dégâts et que François Hollande a dictée ce week-end à l'AFP : « Je fais savoir que j'ai mis fin à la vie commune que je partageais avec Valérie Trierweiler »

Il est très possible que ces 18 mots restent comme une tache sur son quinquennat. Depuis samedi soir, en tout cas, ils provoquent une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux, avec des mots très durs parfois : « goujat », « mufle », « macho » pour les plus polis. Il faut dire qu'elle est à la fois maladroite et lapidaire cette petite phrase : « J'ai mis fin », comme on dirait « j'ai mis fin aux fonctions du Premier ministre », et pas « nous avons mis fin ». A la décharge du Président, il n'avait pas vraiment le choix. Valérie Trierweiler ne voulait pas signer de communiqué commun. A sa décharge aussi, rappelons qu'il a fait avancer la cause des femmes depuis son élection : un gouvernement quasiment paritaire, l'interruption volontaire de grossesse remboursée à 100% etc. Mais voilà, ses proches s'inquiètent.Et si cette fichue petite phrase lui coûtait très cher dans l'électorat féminin, si elle ruinait ce qui lui reste encore de petit capital sympathie ? Voilà ce qu’en disait justement Stéphane Le Foll, un proche du Président, qui a pris sa défense hier sur BFM :

Le problème, c'est que la phrase de rupture du Président dit beaucoup de choses sur son rapport compliqué à l'autre moitié de l'humanité, à savoir les femmes. François Hollande, c'est un peu comme les matriochkas, vous savez ces poupées russes : quand on en soulève une, on en découvre trois autres dessous ! Sous ses dehors progressistes, le Président serait plutôt de la veille école. Et ce n'est pas moi qui le dis, ce sont celles qui travaillent tous les jours avec lui.

Voilà ce que dit l'une de ses ministres : « François, c'est un macho qui s'ignore. Il est plus à l'aise avec les hommes. Je te tape dans le dos, je bois des coups après le meeting. Les femmes, elles, doivent toujours faire leurs preuves ! »

Quand on regarde son cabinet à l'Elysée, on ne peut pas donner tort à cette ministre : trois femmes seulement sur les douze postes clés. Bref, on ne saurait trop conseiller au Président d'attendre avant de faire rentrer une femme au Panthéon. Dans le contexte actuel, ça risque de faire lot de consolation.

La facon dont lePrésident a géré cette affaire personnelle a-t-elle un rapport avec le fait que les femmes ne lui ont jamais fait de cadeaux non plus ? C'est vrai que quand on regarde son parcours politique, il y a de quoi l'avoir mauvaise ! Qui lui a piqué sa place à la présidentielle de 2007 ? C'est une femme, Ségolène Royal. Qui l'a traité de « mou », un adjectif qui lui colle depuis à la peau ? Encore une femme, Martine Aubry. Qui a affaibli son autorité avec un tweet ravageur ? C'est Valérie Trierweiler. Qui lui gâche la vie à Bruxelles ? Angela Merkel. Qui a fichu en l'air son retour à Florange ? Cécile Duflot. Et qui a saccagé enfin son image devant des centaines de milliers de téléspectateurs ? Leonarda !

Bref, comme disait François Hollande cité hier dans le JDD, que ce soit en politique comme sur le plan privé, les femmes lui auront vraiment « coûté cher ».

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.