Ils sont jeunes, ils sont brillants, ils sont ambitieux. Et dans le champ de ruines qu’est le Parti socialiste, on leur prête, à l’un comme à l’autre, un avenir politique prometteur.

Par Renaud Dély

Elle, c’est Najat Vallaud-Belkacem, l’ancienne ministre de l’Education Nationale. Lui, c’est son compagnon, Boris Vallaud, rescapé de la débâcle des législatives de juin où il a récupéré la circonscription des Landes jadis détenue par Henri Emmanuelli. L’un comme l’autre pourraient postuler au poste de premier secrétaire du PS. Il se murmure que Najat Vallaud-Belkacem pourrait se déclarer bientôt et que Boris Vallaud, si on le poussait un peu, pourrait se laisser tenter.

On sait depuis longtemps que la politique, c’est souvent une affaire de couple 

Et on ne parle là bien sûr que des couples officiels. Par exemple au Front national, Marine Le Pen et Louis Alliot, à droite, Michèle Alliot-Marie et Patrick Ollier, ou, encore à l’étranger, Bill et Hillary Clinton. Et bien d’autres… 

Rien de neuf donc mais ce qui chiffonne les socialistes quand ils observent l’ascension parallèle de Boris Vallaud et de Najat Vallaud-Belkacem, c’est qu’ils ont en mémoire un précédent récent : l’ancien couple que formèrent François Hollande et Ségolène Royal.

Tous les socialistes l’ont en mémoire. Un député me disait cette semaine : « On n’a pas supporté pendant vingt ans les soubresauts des relations entre François et Ségolène pour remettre ça avec Najat et Boris… » A l’époque leurs adversaires au sein du PS surnommaient carrément Hollande et Royal, les Thénardier ! Pas sûr que Najat Vallaud-Belkacem et Boris Vallaud empruntent le même chemin, même si on sait, vu leur état, que les socialistes aujourd’hui, c’est bien un remake des Misérables.

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