Que l’on aime la politique ou non, que l’on soit de gauche ou non, tout le monde a déjà entendu parler du Parti communiste, bien sûr… Mais surtout l’idéologie que l’on défend Place du Colonel Fabien est à peu près claire pour tout un chacun - à condition de ne pas être trop caricatural

Ian Brossat (PCF) dans une manifestation à Paris pour les retraites, Paris, Montparnasse, 20 février 2020.
Ian Brossat (PCF) dans une manifestation à Paris pour les retraites, Paris, Montparnasse, 20 février 2020. © AFP / Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le PCF, ça n’est pas uniquement une officine rouge ; ça n’est pas que le marteau et la faucille ; pas plus que ce ne sont les chars russes dans Paris en 1981… Non le Parti communiste c’est un parti qui a marqué l’Histoire du monde, d’abord, de l’Europe, ensuite, et de la France, enfin. Et ce depuis plus d’un siècle, vous le disiez, car le PCF, qui a été crée en décembre 1920, fête cette semaine ses 100 ans.

Avant de devenir une vieille dame, le PCF ça a été une jeune fille… Et une jeune fille très influente

Du programme commun, qui a permis l’élection de François Mitterrand à l’Elysée, jusqu’à l’alliance rouge-rose-verte qui a propulsé Anne Hidalgo à l’Hôtel de Ville, et bien le PCF a souvent pesé sur l’issue de certains scrutins clés…

Et même s’il apparaît un petit peu plus en retrait sur la scène nationale aujourd’hui – on l’a vu aux européennes de 2019, où Ian Brossat a recueilli moins de 3% des voix, le Parti communiste reste l’une des forces politiques les plus solidement ancrées sur le territoire. La preuve, c’est qu’au soir du premier tour des municipales, en mars dernier, le PCF était tout simplement le parti qui comptait le plus d’élus dans les communes françaises.

Mais comment expliquer que ce réservoir d’élus ne permette pas au PCF d’être incontournable ?

Tout simplement parce que le PCF manque d’un George Marchais, une figure forte, capable de porter haut ses idées sur la place publique. 

Et puis parce que, pour ne rien arranger, le PCF est désormais concurrencé par La France Insoumise. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qui, lui, pour le coup, est un tribun. Un tribun qui a su se hisser à 600 000 voix du second tour en 2017. Mais un tribun qui, sans le soutien des communistes, aura bien du mal à réunir les 500 signatures requises pour être candidat en 2022. Preuve que le PCF a su garder du mordant…

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