La semaine dernière ici même, Etienne Gernelle se demandait où en était la droite, où était passé sa spécificité. On peut poser la même question pour la gauche…

Hier, on a assisté à un nouvel épisode de ce brouillage des cartes idéologiques. Marine Le Pen, pratiquant une forme de baiser de la mort, s’est reconnue sur France Info des convergences avec Arnaud Montebourg, notamment sur les questions de souveraineté économique. Il s’agit de leur hostilité commune au rachat d’entreprises françaises par des entreprises étrangères …

Alors attention, ne nous y trompons pas, ce n’est pas vraiment nouveau… Marine Le Pen est, sur le plan économique, très antilibérale.

Et ajoutons, sur ce sujet précis, que même le gouvernement s’y est mis, on l’a vu dans le cas de Carrefour dont le rachat par le Canadien Couche-Tard a suscité l’opposition de Bruno Le Maire

Alors on ne sait si cette convergence, au moins dans les apparences, va servir Montebourg, ou si cela va le diluer. Mais au delà de son destin à lui, c’est une question pour toute la gauche.

Le propre de la gauche, du moins en France, est d’être favorable à la dépense publique. Or là, nous avons un gouvernement, qui, face à l’urgence, a ouvert les vannes de l’argent public de manière inédite… Emmanuel Macron s’est vanté d’avoir « nationalisé les salaires ». On ne voit pas bien comment aller plus loin…

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