Le cas Collomb cause du tracas. Le ministre de l’Intérieur multiplie gaffes, bévues et boulettes et ça commence à agacer sérieusement les macronistes.

Par Renaud Dély.

Samedi, le gouvernement avait passé une journée plutôt tranquille. La marée humaine annoncée par ses opposants avait fait flop, Jean-Luc Mélenchon faisait grise mine… et il a fallu que Gérard Collomb parle. En trois phrases, il a reproché aux manifestants leur « passivité » face aux Black blocs, il les a accusés d’être « complices » des casseurs, et il a semblé remettre en cause le sacrosaint droit de manifester. Un sacré dérapage dont la France Insoumise s’est emparé, c’est de bonne guerre, pour faire oublier son échec dans la rue.

Que pense la police de son ministre et de ses déclarations ?

Le problème, c’est que Gérard Collomb n’imprime pas comme certains de ses prédécesseurs, du type Manuel Valls ou Nicolas Sarkozy. Collomb a plusieurs fois fait des déclarations erronées, par exemple sur la radicalisation de certains terroristes, ou sur des interpellations. Le malaise s’accroit. Et certains syndicats de policiers le trouvent trop flou, et même trop peu impliqué. Il faut dire que le ministre passe près d’un tiers de son temps dans sa ville de Lyon.

Gérard Collomb tout de même garde la protection d’Emmanuel Macron 

Collomb, c’est le chouchou du Président ! Même quand le ministre de l’Intérieur affiche son opposition à la limitation de vitesse à 80 km/heure, Macron ne lui dit rien. Et vous savez pourquoi le Président l’aime tant son « Gégé » ? Parce que c’est un pionnier du macronisme, parce qu’il a joué un rôle majeur pour négocier l’alliance avec François Bayrou, mais aussi parce que Collomb ne tarit pas d’éloges sur « Emmanuel », on se souvient de sa larme à l’œil lors de la passation de pouvoir - et sur Brigitte. Et évidemment, flatter le Roi, à la Cour de Jupiter, c’est plutôt bien vu…

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