Depuis le début du quinquennat, la question verte constitue un des points noirs de l’action d’Emmanuel Macron, et les gilets jaunes n’ont rien arrangé.

Ce dimanche avait pourtant parfaitement commencé pour le chef de l’Etat… 

Il a enregistré le ralliement pour les européennes de Daniel Cohn-Bendit, figure de l’écologie, et de l’ex-eurodéputé Jean-Pierre Besset.  Mais patratras, Nicolas Hulot en personne s’est rendu sur le plateau de Laurent Delahousse sur les coups de 20 heures pour dire tout le mal qu’il pensait de l’action écologique du président de la République. « La réponse politique est insuffisante », a-t-il déclaré à propos des annonces du chef de l’Etat de jeudi dernier. Il a seulement salué la création d’un « conseil de défense écologique », qui doit permettre d’adapter toutes les réformes à l’urgence climatique. Peut-être parce qu’il s’agit là d’une vieille idée d’un certain… Hulot Nicolas.  

Que reproche exactement Nicolas Hulot à Emmanuel Macron ?

« Il manque l’argent », a asséné Nicolas Hulot. Et c’est vrai que les récentes annonces du président de la République sur la question s’apparentent à des gestes purement symboliques. Pour discuter de la transition écologique, Emmanuel Macron a annoncé la convocation prochaine d’une « convention citoyenne », comprenant « 150 citoyens tirés au sort », mais pas la moindre mesure concrète. Rien, notamment, sur la mise en place d’une nouvelle taxe carbone qui permettrait d’intensifier la lutte contre le réchauffement climatique.  

Que peut faire Emmanuel Macron pour regagner la confiance des écolos ? 

Du côté du pôle écologique de la majorités, on réclame de plus en plus impatiemment des moyens et des engagements, Ça tombe bien, un projet de loi sur le climat et l’énergie est justement au programme du conseil des ministres de mercredi. Il doit inscrire dans la loi le principe de zéro gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Un engagement accueilli avec prudence par les associations, qui se souviennent que le gouvernement d’Edouard Philippe est récemment revenu sur la promesse de réduire à 50% la part du nucléaire en 2025.  Ceux qui ont a de la mémoire savent surtout qu’en matière d’écologie politique, le temps long finit souvent par être balayé par le temps… de la prochaine élection.

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