On pensait les meetings has been dans une campagne marquée par les réseaux sociaux et les chaînes d’infos. Mais on voit toujours autant de monde dans ses réunions publiques.

François Fillon en meeting
François Fillon en meeting © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

Par Marion Mourgue.

Vendredi, j’étais à Biarritz pour suivre François Fillon. Il y avait entre 3500 et 4000 personnes pour une salle qui comptait 2500 chaises. Le public est arrivé par grappes, pour s’installer plus d’une heure à l’avance et attention, on ne plaisante pas ! Ceux qui restent debout se font huer. « Assis ! » crie le public. D’autres demandent à leur voisin : « Vous n’auriez pas un drapeau ? »

Et gare à ceux qui parlent trop longtemps sur scène avant François Fillon. Par exemple, Virginie Calmels, la maire adjointe de Bordeaux et l’élue régionale de l’étape, s’est fait huer par le public qui voulait voir et entendre le candidat.

Une salle bondée, des drapeaux, cela fait une belle image

Et ça compte dans une campagne ! Mais justement, ça s’organise. Les invitations sont envoyées aux militants notamment par mail et sur Facebook.

Et pour s’assurer d’une salle chaleureuse, il y a aussi la bonne vieille méthode des cars. Comme au Trocadéro début mars, des bus entiers sont venus de toute la France pour remplir le parvis des Droits de l’Homme. Ça permet d’avoir un public acquis à sa cause.

A ce meeting là, c’est d’ailleurs l’équipe Fillon qui avait fourni les images aux télés. Nicolas Sarkozy le faisait en 2012. Emmanuel Macron le fait aussi de temps en temps. Et comme me le confiait un membre de l’équipe Fillon : « au moins ça permet de filmer les drapeaux, plutôt que les casseroles et les banderoles ». En somme une belle image, c’est déjà une partie de la campagne présidentielle réussie.

Le meeting comme nouvel indicateur ?

C’est en tout cas ce que veulent croire François Fillon et ses soutiens. Hier, j’en discutais avec Luc Chatel le porte-parole de la campagne. Il m’expliquait que les électeurs qui ont pu être déçus par François Fillon commencent à revenir depuis 4/5 jours avec un ton moins féroce. Les députés voient la différence depuis l’émission de France 2 la semaine dernière.

Mais plusieurs élus Les Républicains avec qui j’en ai parlé se sont demandés si dans les meetings, c’était le noyau dur sur-mobilisé qui venait ou si c’est une partie plus large de l’électorat de droite qui souhaite l’alternance.

Personne n’a la réponse aujourd’hui. Mais de cette réponse dépend le score de François Fillon dans 25 jours.

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