La recomposition politique voulue par Emmanuel Macron suit son cours : dimanche Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Thierry Solère ont rejoint La République en marche. Mais il y en a un qui résiste à cette vague : c’est Edouard Philippe.

Par Mathilde Siraud

Le premier ministre est ce qu’on appelle un « SPF » ! un Sans parti Fixe – il a été exclu des Républicains il y a quelques semaines, mais il refuse – pour l’instant – d’adhérer au mouvement d’Emmanuel Macron 

Un premier ministre qui n’est pas issu du parti du président, c’est une situation assez inédite sous la cinquième République : ce n’était pas arrivé depuis Valéry Giscard d’Estaing et Raymond Barre

En réalité Edouard Philippe veut montrer qu’il s’intéresse beaucoup plus à sa majorité et à la transformation du pays qu’aux histoires partisanes – c’est en tout cas ce que fait savoir son entourage… 

Même s’il n’est pas en marche, sa greffe prend bien auprès des proches d’Emmanuel Macron

Edouard Philippe s’entend très bien avec Christophe Castaner et François Patriat, le président des sénateurs macronistes vante sa méthode et son « élégance » .

Le premier ministre prend le temps de consulter, il lance d’ailleurs aujourd’hui le « comité de la majorité » - ne dites surtout pas réunion de la majorité car c’est beaucoup trop ancien monde – mais le principe est le même 

Ce soir à Matignon il a invité une petite vingtaine de personnalités politiques pour rappeler son cap et anticiper les enjeux politiques à venir.  Edouard Philippe voudrait organiser ce type de dîner une fois par mois

Autour de la table on trouve tous les acteurs qui comptent : François de Rugy, Richard Ferrand, Christophe Castaner, François Bayrou mais aussi des ministres triés sur le volet, une petite poignée de ministres éminemment politiques et influents.

Avec ce genre de rendez-vous, Edouard Philippe cherche à s’affirmer comme un véritable « chef d’orchestre »,  et si on a beaucoup dit qu’il était un premier ministre inconnu des Français, en mal de popularité, il compte bien imposer son style et durer à Matignon.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.