Rien ne va plus entre le gouvernement et la maire de Paris, Anne Hidalgo !

La faute à l’artiste américain, Jeff Koons. De quoi s’agit-il ?  

Le petit monde de l’art contemporain bruisse de cette affaire : Jeff Koons  qui avait déjà fait scandale, il y a 10 ans, en exposant au Château de Versailles, ses gros animaux en plastique fluorescent vient de faire don à la ville de Paris d’une sculpture géante. Des tulipes de toutes les couleurs, hautes de  11,70 mètres de haut, en hommage aux victimes des attentats et qui doit être implantée sur l’esplanade du Palais de Tokyo. Ipso facto, les « pro » et les «anti » du microcosme artistique se mobilisent. Mais, derrière les arguments esthétiques, se cachent aussi de petites escarmouches politiques.  

C’est-à-dire ?  

Les opposants à cette œuvre ont signé la semaine dernière une Tribune dans Libération. Or, l’un des initiateurs de ce texte a pour nom Stéphane Corréard, expert dans une grande maison de vente aux enchères, et qui est à la ville, l’époux de Sylvie Perras Corréard, conseillère culture et communication d’Edouard Philippe. Il n’en fallait pas plus pour que certains voient dans cette joute esthétique, la main du gouvernement et de l’Elysée contre Anne Hidalgo, la maire de Paris, favorable, elle au projet Koons.   

Mais depuis que Paris a remporté l’organisation des J.O pour 2024, les relations entre Macron et Hidalgo s’étaient réchauffées…  

Pas vraiment. Entre le président et la maire de Paris, ce serait plutôt « Je t’aime, moi non plus «  (peut-on faire passer le début de la chanson Gainsbourg Birkin ?). Il est vrai qu’Anne Hidalgo n’est plus sur le registre : « Macron, je n’en ai rien à battre », de quand Macron n’était pas président. Elle continue d’attaquer le gouvernement contre sa politique du logement, par exemple, mais en des termes modérés. Idem sur la question des migrants. C’est que Macron, en bon machiavélique, souffle le chaud et le froid. Il a soutenue Hidalgo dans sa candidature pour les J.O mais il sait que la maire aura besoin de l’argent de l’Etat. Et puis, il y a réforme de la Métropole du Grand Paris, et Macron, là aussi, joue avec les nerfs des protagonistes, Anne Hidalgo et Valérie Pécresse, la présidente LR de la Région… Si Jeff Koons, c’est de l’art contemporain, la politique, elle, c’est de l’art brut, voire brutal.

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