Rue de Solférino, l’ambiance est particulièrement morose. Surtout chez les chefs. Si je vous dis : « C’est inzuste, c’est vraiment trop inzuste… », vous me répondez ?

Jean-Christophe Cambadélis
Jean-Christophe Cambadélis © AFP / Irina Kalashnikova / Sputnik

Par Renaud Dély.

Caliméro bien sûr. Hé bien figurez-vous que Caliméro, c’est le nouveau surnom de… Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS. On ne dirait pas comme ça, il n’a pas vraiment le look, il n’a pas non plus de coquille d’oeuf sur la tête et il n’empêche que certains de ses camarades ont affublé « Camba » de ce surnom. Parce que ce pauvre Cambadélis avait un rêve, un seul, un vrai, dans la vie, c’était de devenir patron du PS. Cela fait 20 ans qu’il rêvait du job. Hollande, Aubry et même Harlem Désir lui sont passés devant. En 2014, enfin, il s’est installé dans le fauteuil de Premier secrétaire qui fut jadis celui de François Mitterrand,comme il aime à la répéter…

Mais depuis qu’il dirige le PS, rien ne va plus, c’est Camba-la cata. Alors reconnaissons qu’il n’est pas responsable de toutes les raclées électorales de la gauche. François Hollande y est pour beaucoup. Mais là où Cambadélis a déçu ses camarades, c’est qu’il s’est pris les pieds dans le tapis de sa spécialité : les manœuvres d’appareil.

On pensait "Kostas" imbattable

On croyait le camarade Kostas – Kostas, c’était son blaze, son pseudo quand il était trotskiste – on le croyait « Kostas-Camba » imbattable sur les affaires d’organisation. Et cette année, Camba a inventé ce qu’un dirigeant du PS appelle… « un piège à cons ! »

Ce piège, c’est la primaire de la Belle Alliance Populaire. Ah, ça il en était fier Cambadélis quand il l’a inventé de son joli meccano qui était censé rassembler la gauche derrière le candidat du PS. Sauf que le premier résultat, c’est que cette primaire, elle a dissuadé François Hollande de se représenter. C’est parce que le président a eu peur de perdre la primaire de la gauche qu’il a renoncé. Le deuxième ratage, c’est que ni Mélenchon, ni Macron n’ont accepté d’y participer. Et le troisième vient d’exploser avec le ralliement de Valls à Macron. Le PS est en morceaux, Hamon est tout seul et l’ensemble coule, un vrai triomphe cette primaire ! Signe que ça ne va vraiment pas fort, Cambadélis accuse volontiers la presse d’être la cause des malheurs du PS et de l’enterrer trop vite. Hou les méchants journalistes, on connaît le refrain…

En attendant, un député socialiste complètement désespéré préfère en rigoler : « Non seulement Cambadélis a atteint son rêve en devenant premier secrétaire du PS mais en plus, il sera le dernier et c’est lui qui éteindra la lumière en sortant… »

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