En ce moment les partis politiques ne sont pas très en forme, ça sent la fin d’une époque.

Par Renaud Dély

Cela sent la fin de la politique à la papa et des partis à l’ancienne : ces partis qu’on croyait indestructibles, dotés de sièges parisiens prestigieux, avec leurs rituels, les bureaux politiques, les réunions de section, les votes des militants. Vous vous souvenez le Parti socialiste, ses disputes entre courants, ses motions de synthèse et ses grands messes baptisées congrès ? Même chose au RPR de jadis, les grands discours de Chirac ou de Pasqua lors des Assises ou, plus près de nous, le duel Fillon-Copé à l’UMP en 2012  

Tout ça c'est terminé ou presque. L’élection annoncée de Laurent Wauquiez à la tête des Républicainsn’intéresse pas grand monde. Même chose avec le prochain Congrès du PS qui désespère déjà les quelques adhérents qui restent. Et le Front National ne va pas mieux. 

Dans ces trois partis, les militants rendent leurs cartes par centaines. Ces partis ne savent plus où ils habitent… La preuve, ils déménagent tous ! Le PS vend son siège de la rue de Solférino, LR s’apprête à faire de même avec son immeuble de la rue de Vaugirard et le FN veut quitter Nanterre pour revenir à Saint-Cloud.   

C'est là que La République en marche de Macron et La France insoumise de Mélenchon sont différents. Personne, ou presque, ne connaît l’adresse des sièges de ces deux partis. Et nul n’a souvenir d’une réunion d’un bureau politique où on aurait débattu collectivement. Emmanuel Macron impose un fidèle, Christophe Castaner, à la tête de son parti et personne ne bronche. Même chose quand Mélenchon impose lui le silence au sein de la France Insoumise sur la question laïque qui, pourtant, déchire ses militants. Dans les deux cas, circulez il n'y a rien à voir

En fait, ces deux mouvements ont de faux airs de sectes avec des gourous incontestables au sommet et un club de fans déchaînés sur les réseaux sociaux. Avec Macron et Mélenchon, on est passé du « vieux monde » à l’école des fans.

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