Nicolas Sarkozy use d’un certain pouvoir de nuisance sur la droite.

Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy © AFP / LECOEUVRE PHOTOTHEQUE / Collection ChristopheL

On sort d’un week-end très politique, durant lequel on a entendu parler de presque tous les camps. Anne Hidalgo candidate pour la gauche : la rentrée de Marine Le Pen pour le RN, on a même vu Éric Zemmour sur France 2 et Édouard Philippe sur TF1.

Les seuls qui sont restés étonnamment discrets, ce sont Les Républicains.

Non pas qu’ils manqueraient d’actualité, au contraire. Mais ils ont en fait un nouveau problème à traiter ces derniers jours, à savoir : « comment gérer le cas Nicolas Sarkozy ». Parce que, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien président ne fait vraiment pas grand-chose pour aider sa famille politique dans la période qu’elle traverse… 

En une semaine à peine, Nicolas Sarkozy a fait parler de lui pas moins de trois fois. Et jamais en bien pour LR.

  • La première, c’est lorsque ses interlocuteurs ont révélé qu’il était « pour » une primaire à droite - mais qu’il n’y soutiendrait personne,
  • - La deuxième, c’est parce qu’il a subitement annulé son rendez-vous prévu avec Jean Leonetti, le « M. primaire » de la droite justement,
  • Et la troisième, c’est parce qu’il a carrément déjeuné avec Emmanuel Macron, jeudi, à l’Élysée, dans le plus grand secret. Une rencontre ultra-discrète, et dont personne n’avait été informé au cabinet du chef de l’État. Pas même son secrétaire général Alexis Kohler. Et ça, croyez-moi, c’est très rare.

Pourquoi fallait-il une telle confidentialité ?

Vous connaissez la version officielle, c’est que les deux hommes se voient régulièrement par courtoisie républicaine, et qu’ils font ensemble un tour d’horizon de l’actualité politique et internationale… Mais comme vous vous en doutez, la réalité est tout autre.

En fait, Nicolas Sarkozy prend un malin plaisir à être le seul vrai patron de la droite

Le dernier qui a réussi à faire gagner son camp. Et donc il n’a pas particulièrement envie qu’un successeur émerge. 

À tel point qu’il serait prêt à s’entendre sur « un programme d’association » avec Emmanuel Macron en vue de 2022… Cette confidence vient de l’une des très rares personnes à être au courant de leurs échanges.

Et si un tel projet voit le jour, cela aurait deux conséquences majeures : permettre à Nicolas Sarkozy de peser sur le choix du futur premier ministre en cas de réélection d’Emmanuel Macron l’année prochaine. 

Et donc redevenir le seul qui, d’une certaine manière, aura permis à la droite de renouer avec le pouvoir. Vous avez remarqué que je dis « la droite » et non pas « Les Républicains » : parce qu’il y a fort à parier que le parti ne s’en remette pas… Ce serait alors Emmanuel Macron et non plus LR qui deviendrait la droite.

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