La journée d’hier ne marquait pas seulement la fin des élections régionales. Elle marquait surtout le véritable lancement de la campagne présidentielle !

Désormais, Emmanuel Macron a la voie totalement libre pour entrer dans la dernière ligne droite de son quinquennat ; Marine Le Pen a neuf mois pour se relever de l’échec de son parti ; Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo et Yannick Jadot vont se disputer le leadership à gauche…

Et la droite va enfin se concentrer sur le mode de désignation de son fameux « candidat naturel »

Une course de fond dans laquelle trois prétendants viennent de prendre une sérieuse avance avec leurs succès triomphaux : Xavier Bertrand, bien sûr, qui est donné à 18% dans un sondage pour 2022, et qui était déjà sur le terrain aux aurores ce matin pour fêter sa victoire dans les Hauts-de-France… Mais aussi Valérie Pécresse, reconduite en Île-de-France, et Laurent Wauquiez, qui va entamer la fin de sa traversée du désert après son succès en Auvergne-Rhône-Alpes.

Il y a aussi Bruno Retailleau, le patron des sénateurs LR, qui milite toujours pour une primaire. Et puis enfin, il y en a un qui reste en embuscade, qui se fait désirer… C’est François Baroin. Alors il répète en privé qu’il n’ira pas, mais publiquement c’est encore autre chose… Il entretient le suspense, il esquive, et il laisse Christian Jacob, le patron du parti, répéter partout que c’est lui, « le meilleur d’entre eux », pour défendre les couleurs de la droite à la présidentielle. 

Bref, la situation politique est désormais stabilisée à peu près partout, sauf du côté de la droite, qui est pourtant la grande gagnante de la séquence qui vient de s’achever.

Une grande gagnante qui va se retrouver donc face à quelques difficultés

Vous connaissez l’amour de la droite, parti pourtant bonapartiste, pour la guerre des chefs. Et bien ils risquent de ne pas nous décevoir cette fois encore. Parce qu’avec les bons résultats de ses candidats aux régionales, le bal des egos va s’engager chez LR.

Ajoutez à cela la recette miracle retenue par Christian Jacob pour choisir un candidat : les sondages… Or quand on voit ce que les instituts prédisaient pour les régionales - une vague RN qui n’a pas eu lieu, faut-il le rappeler -, je vous laisse imaginer ce que ça pourrait donner au printemps prochain. La potion magique pourrait virer au remède empoisonné.

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