La réussite de la primaire des écolos met les autres partis sous pression. Le climat a changé : il n’est plus question d’ironiser sur l’immaturité démocratique supposée des écologistes.

Le succès des primaires écolo met la pression sur les autres partis
Le succès des primaires écolo met la pression sur les autres partis © Maxppp / Jean-François FREY

Jusqu’ici, leur petite primaire, car c’est une petite primaire avec seulement 122 000 inscrits, est un modèle du genre.

Alors attention nous n’en sommes qu’au premier tour, mais les débats n’ont pas viré au pugilat, ou du moins pas encore, des thèmes clairs ont émergé comme la décroissance ou l’écoféminisme.

Le résultat n’a pas été contesté hormis par Jean-Marc Governatori, mais difficile de freiner le processus avec les 2,35 % des voix qu’il a obtenus dimanche.

Bref, cette primaire est plutôt une réussite et ce n’est pas obligatoirement une bonne nouvelle pour un autre camp, qui n’a pas encore choisi son candidat. Une nouvelle semaine cruciale s’ouvre pour le parti de Christian Jacob

Les Républicains organisent samedi un vote… sur le vote.

Les adhérents vont devoir dire s’ils veulent passer par une primaire ou par une désignation d’un candidat à la présidentielle par les seuls militants.

Or comme on me l’a confié chez Les Républicains, le vent a tourné… 

La tendance est plutôt à privilégier un congrès, c’est à dire demander leur choix aux adhérents, quitte à distribuer des cartes du parti jusqu’au dernier moment. 

Sauf que Bruno Retailleau a soulevé un problème de taille : les adhérents Les Républicains sont aujourd’hui autour de 80 000. Or il y a eu, je le rappelle, 122 000 inscrits à la primaire écolo.

Qui peut imaginer que le candidat Les Républicains soit investi par moins de Français que le représentant des Amish pour reprendre l’expression d’Emmanuel Macron ?

La droite intimidée par la réussite des écolos, ça c’est une première.

Pour le gouvernement aussi, les Verts sont devenus une référence…

Je pense à cette ministre qui interrogée en privé sur les mauvais résultats de son parti, La République En Marche, aux élections intermédiaires, répond qu’il a fallu 40 ans aux Verts pour rafler des villes importantes et que les marcheurs n’ont que quatre années de vie politique derrière eux. 

Un modèle on vous dit ! 

En revanche à l’évocation de la Présidentielle, ils sont tous unanimes au gouvernement. Il n’y a pas de péril vert ! 

Les écolos ne seraient pas prêts à gouverner comme l’a affirmé hier la ministre Barbara Pompili, qui vient elle-même de ce parti. 

N’empêche toute cette attention portée aux écolos commence à faire des jaloux. 

Surtout chez les Insoumis. 

« 2022, c’est demain et il n’y a pas de temps à perdre », a résumé hier un Adrien Quatennens qui fait mine de ne pas comprendre ce que les Verts sont allés faire dans cette primaire.   

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