Le livre d'entretiens Hitchcock-Truffaut paru en 1966 est sans doute aujourd'hui encore le livre de cinéma le plus célèbre. L'ouvrage s'appuie sur l'entretien fleuve accordé par Hitchcock à Truffaut durant toute une semaine de l'été 1962.

L'homme qui en savait trop
L'homme qui en savait trop © Radio France

Lubitsch, Walsh, Ozu, Hawks, Deville... nombreux sont les réalisateurs qui ont réalisé les remakes de leurs propres films. La première version de l'Homme qui en savait trop avec Leslie Banks, Edna Best, Peter Lorre date de 1934. La seconde, avec James Stewart, Doris Day et Brenda De Banzie, de 1956. Ces 22 années éclairent le parcours accompli par Alfred Hitchcock.En 1934, Hitchcock est déjà célèbre en Angleterre grâce, notamment, au succès de Numéro 17 (1932). Mais il a aussi connu quelques échecs publics. Entre autres, A l’Est de Shanghai (1931). Un constat s'impose à lui : c’est lorsqu’il a fait le plus de concessions vis-à-vis des attentes du public en matière d’intrigue policière que les succès ont été les plus grands. L’Homme qui en savait trop, première version, est donc l’œuvre du compromis : l’humour, l’intrigue policière et les voyages d’un pays à l’autre y sont au rendez-vous, sans pour autant que le cinéaste en fasse trop pâtir sa marque stylistique.Le scénario du film est inspiré d'une histoire vraie qui est arrivée à Winston Churchill. Les première scènes ont été tounées à Saint-Moritz, où les Hitchcock avaient passé leur lune de miel et avaient l’habitude d’aller aux sports d’hiver.Pour l'anecdote : La censure britannique s’est opposée à ce qu’on montre les policiers armés. La scène où la police doit arrêter Peter Lorre a donc dû être modifiée. On voit une camionnette arriver et livrer des armes aux policiers, pour montrer que la police n’a pas l’habitude d’avoir des armes à feu.Caméo : Alfred Hitchcock n'apparaît pas dans ce film

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