Hitchcock / Truffaut, ou Le Cinéma selon Alfred Hitchcock, communément surnommé le "Hitchbook", est un livre de François Truffaut, paru en 1966 aux éditions Robert Laffont. Il est principalement constitué d'un entretien entre Alfred Hitchcock et François Truffaut.

Sueurs froides
Sueurs froides © radio-france

Inspiré du roman noir "D'entre les morts" de Boileau-Narcejac, Sueurs Froides jouit d'une adoration particulière de la part des cinéphiles et des cinéastes du monde entier. Le film se classe d'ailleurs régulièrement au sommet des classements des meilleurs films de toute l'histoire du cinéma. Et pourtant Sueurs Froides ne fut pas très bien accueilli à sa sortie, ni par le public ni par les critiques.Bien qu'il soit centré sur un meurtre, Sueurs Froides n'est pas à proprement parler un film policier mais, selon les propres mots du réalisateur, "une histoire d'amour au climat étrange". James Stewart est "Scottie ", un ancien enquêteur de la police souffrant d'acrophobie et devenant progressivement obsédé par une mystérieuse jeune femme (Kim Novak), qu'il est amené à prendre en filature. Le vertige insurmontable et l'obsession de Scottie débouchent sur une tragédie. Par la suite, il rencontre une autre jeune femme qui ressemble étonnamment à la disparue.Alfred Hitchcock souhaitait originellement que Vera Miles, qu'il venait de diriger dans Le Faux Coupable, tienne le rôle principal féminin de Sueurs Froides. La comédienne étant enceinte, le cinéaste doit se résoudre à engager Kim Novak. Après le tournage, Hitchcock a déclaré que ce changement de casting lui a fait perdre "tout intérêt pour le personnage et le film en lui-même". Les relations entre le réalisateur et son actrice n'avaient pas été au mieux pendant le tournage, Kim Novak questionnait le choix des vêtements pour son personnage et se sentait désorientée par le manque de directives du cinéaste.Elle expliquait ainsi récemment au journal Le Monde sa mésentente avec son réalisateur : "Hitchcock espérait retrouver en moi une blonde à la Grace Kelly, ce qui n'était pas le cas, tout en croyant qu'il arriverait à changer ma nature. Du coup, on retrouve cette résistance à l'écran."

On l'a vu, Hitchcock adorait relever les défis techniques et tester de nouvelles choses. Dans Vertigo, pour illustrer les scènes de vertige, le réalisateur utilise la caméra subjective, mais d’une façon particulière : alors qu’il filme, vers le bas, la profondeur de la cage d’escalier que James Stewart est censé voir avec angoisse, la caméra opère deux mouvements simultanés : un mouvement d’appareil vers l’arrière (travelling arrière) et un zoom avant (diminution de la longueur focale de l'objectif de la caméra). Le résultat donne une image qui se déforme, comme si la cage d’escalier s’allongeait. Cet artifice technique, qui était utilisé ici pour la première fois dans un film, est un travelling compensé, également appelé "dolly zoom" ou l'"effet Vertigo".Caméo : À la dixième minute et 50 secondes, Alfred Hitchcock passe devant le portail d'entrée du chantier naval.

caméo vertigo
caméo vertigo © Radio France
_Clin d'oeil :_ Dans L'Armée des douze singes, Terry Gilliam fait entrer ses personnages, incarnés par Bruce Willis et Madeleine Stowe, dans un cinéma où ce film est projeté. _Pour l'anecdote :_ Une scène finale supplémentaire a été tournée pour répondre aux exigences de certains pays européens dans lesquels aucune mauvaise action ne doit rester impunie. Une voix à la radio annonçait que Gavin Elster était sur le point d'être extradé vers les Etats-Unis. Scottie rentrait ensuite chez Midge où il contemplait l'horizon à travers la fenêtre.
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