Le dix-neuvième siècle semble un tournant majeur dans l'Histoire de l'enseignement de la langue en France. Et l'on apprend aussi, grâce à nos deux démystificateurs de la langue française, comment, historiquement, l’orthographe est devenue l’ADN de l’école française.

Salle de classe en Limousin, fin du XIXe siècle
Salle de classe en Limousin, fin du XIXe siècle © Getty / Jarry Tripelon / Gamma-Rapho

Bonjour à toustes !

Connaissez-vous les Hussards Noirs de la République ? Un peu d'Histoire ne nuit jamais, surtout s'il s'agit de mieux comprendre pourquoi la grammaire et l'orthographe sont devenus nos bêtes noires (ou nos motifs de gloire). 

Prendre conscience aussi que la dictée n’apprend aucunement à écrire, mais seulement à graphier, c'est-à-dire à orthographier les mots et conjuguer les verbes comme ils sont inscrits dans les dictionnaires ou les manuels de grammaire.

Jules Ferry, le fondateur de l'école laïque et obligatoire, s'inquiétait déjà en 1880 de la vision orthographiste de l’école : 

Ce que nous demandons à tous, c’est de nous faire des hommes, pas des grammairiens (…). À l’abus de la dictée, il faut substituer un enseignement plus libre, plus vivant, plus substantiel. Épargnons ce temps si précieux que l’on dépense souvent dans les vétilles de l’orthographe qui font de la dictée un tour de force et une espèce de casse-tête chinois.

Bibliographie 

  • Chervel A. L’orthographe en crise à l’école. Et si l’histoire montrait le chemin ? Paris : Retz, 2008, 80 p.
  • Wilmet M. Petite histoire de l’orthographe française. Bruxelles, Belgique : Académie royale de Belgique; 2015. 80 p. (L’Académie en poche).
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