En compagnie de Jérôme Piron et Arnaud Hoedt, continuons la prise de conscience de notre rapport à la langue française en rencontrant la notion de "grammar nazi", dont l'intolérance linguistique est perçue comme une valeur positive, une réalité actuelle qui questionne aussi la norme et révèle la rigidité de celle-ci.

Différentes personnes en pleine conversation
Différentes personnes en pleine conversation © Getty / DimaChe

Bonjour à toustes !

Découvrons, avec nos deux anciens professeurs convertis en libérateurs de la langue, la notion de « grammar nazi », soi-disant défenseur de la langue française, à ce point qu'il en devient odieux et pathétique, glissant dans la négation de l'évolution spontanée de la langue adaptée aux réalités changeantes qu’elle désigne.

Connaissez-vous le compte Twitter baptisé Bescherelle Ta mère ? un compte très suivi dont le principe est d’insulter copieusement les gens qui font des fautes d’orthographe et de les exposer aux yeux de tous. 

Pour dénoncer la pression dogmatique de ces « grammar nazis », deux linguistes, Laélia Véron et Maria Candéa, ont publié un essai qui est un exercice de pensée critique sur la langue : Le français est à nous, paru en avril dernier à la Découverte ; l'occasion de découvrir les liens subtils entre langue, politique et société.

Dans cette vidéo des éditions de La Découverte, Laélia Véron et Maria Candéa rétablissent quelques vérités et nous parlent de leur essai :

Bibliographie 

  • Candea M, Veron L. Le français est à nous! petit manuel d’émancipation linguistique. Paris : La Découverte; 2019. 238 p. (Cahiers libres). 
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