Dans cette nouvelle chronique de Jérôme Piron et d'Arnaud Hoedt, observons d'un peu plus près cette anxiété plus ou moins marquée qui nous saisit lorsque nous devons écrire à quelqu'un et qui nous impacte beaucoup plus que ce que nous croyons, puisqu'elle peut mener à l'hypercorrectisme.

L'insécurité linguistique ou la peur d'être nul, ridicule ou déclassé
L'insécurité linguistique ou la peur d'être nul, ridicule ou déclassé © Getty / Sara Petterson

L’insécurité linguistique, c’est ce que vous ressentez parfois, juste avant d’envoyer un courriel : la peur de faire des fautes d'orthographe donc la peur d’être nul, d’être ridicule ou d’être déclassé.

Il s'agit, depuis le cycle scolaire, d'une pression bien trop extrême de la norme, une pression qui devient sociale et vécue par beaucoup comme totalement insupportable. 

À tel point que certains finissent par chercher à s'exprimer de manière « trop correcte », et finalement incorrecte à force de vouloir être à ce point irréprochables, ou bien condamnent leurs locuteurs pour usage linguistique incorrect, c'est l'hypercorrectisme.

Pourtant, la littérature française affiche bien des auteurs qui s'émancipent de cette norme avec leurs licences poétiques ou le détournement des mots ou de la syntaxe.

Dans son Dictionnaire des idées reçues, paru en 1913, Gustave Flaubert définissait ainsi l'orthographe :

Orthographe : Y croire comme aux mathématiques. N'est pas nécessaire quand on a du style.

Bibliographie

  • Klinkenberg J-M. Précis de sémiotique générale. Paris: Ed. Seuil; 2000. 486 p. (Collection Points essais Sciences humaines). 
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