Jérôme Piron et Arnaud Hoedt s'attaquent ici au soi-disant « génie de la langue française », démontant au passage quelques idées reçues sur des visions dithyrambiques de l'Histoire de France.

Portrait de Antoine de Rivarol (1753-1801) polémiste et écrivain français. Aquarelle de l’École française, 18e siècle. Versailles, musée Lambinet.
Portrait de Antoine de Rivarol (1753-1801) polémiste et écrivain français. Aquarelle de l’École française, 18e siècle. Versailles, musée Lambinet. © AFP / PHOTO JOSSE / LEEMAGE

Bonjour à toustes !

L’idée ne vous a-t-elle jamais effleurée que le français serait une langue supérieure ? Quelle histoire et quelle Histoire !

Au XVIIe siècle, Antoine de Rivarol s'essaie à un Discours sur l’Universalité de la langue française, publié le le 3 juin 1784. 

Cet essai, où Rivarol présente les langues dominantes du continent européen pour démontrer pourquoi celles-ci ne « peuvent remplacer » la langue française, a tout de même trouvé le moyen de remporter, en son temps, le prix de l’Académie de Berlin.

Il aura fallu un peu de sens critique, et quelques dégringolades de piédestal, pour en arriver à ce fort jugement de Pierre Larousse.

Pierre Larousse, extrait de son Dictionnaire :

Quant à la valeur de son discours, nous l’apprécierons d’un mot, qui peut s’appliquer d’ailleurs à la plupart des écrits de Rivarol : c’est l’œuvre d’un spirituel ignorant, un recueil d’aperçus ingénieux, très fins, entremêlés de fautes de goût et d’effroyables bévues.

Quant au génie de la langue française, il existe assurément, mais pas là où on l'attend !

Bibliographie

  • Candea M, Veron L. Le français est à nous! petit manuel d’émancipation linguistique. Paris: La Découverte; 2019. 238 p. (Cahiers libres).
Les références
L'équipe
  • Arnaud HoedtComédien, ancien professeur de français
  • Jérôme PironComédien, médiateur culturel, ancien professeur de religion catholique
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