Pourquoi avons-nous à ce point un rapport moral à la langue française, que nous appelons tout manquement à celle-ci, « faute » ? Parlons-en avec Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, nos deux compères iconoclastes, qui déboulonnent joyeusement les institutions enfermant notre langue dans les fers de l'immobilisme.

A qui la faute ?
A qui la faute ? © Getty / Vikas Kumar / EyeEm

Dans un entretien, Jérôme Piron et Arnaud Hoedt décrivaient ainsi leur itinéraire :

Nous avons été profs de français. Sommés de nous offusquer des fautes d’orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue.

Et effectivement, il est bien spécifié dans la définition du terme « faute de français » : 

Manquement à une norme, à un principe, à une procédure.

Nos deux chroniqueurs s’attellent, point par point, à prouver le caractère discriminant de l’orthographe, à démontrer l'absurdité de certaines normes justement, issues d'anomalies très anciennes, pour nous donner envie de réinvestir notre langue comme une source jaillissante !

Bibliographie

  • Walter, Henriette. Le français dans tous les sens : grandes et petites histoires de notre langue, Paris, Point, 2016. 

Pour en savoir plus

Les deux chroniqueurs sont en spectacle à Avignon, dans La Convivialité, jusqu'au 28 juillet 2019.

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