A quelques jours de la commémoration du soulèvement du ghetto de Varsovie, voici un autre visage de cette ville qui a perdu pendant la guerre plus d’1/3 de sa population d’origine juive.

Car à la faveur de la démocratie, l’intégration à l’union européenne et sous l’impulsion d’historiens étrangers… les polonais regardent en face leur passé aussi sombre soit-il. C’est la fin de l’innocence comme le dit l’historien Jean Yves Potel et comme en témoigne le film Ida de Pavel Pawlkhovski .

Aujourd’hui ville se réapproprie son passé, tout son passé et la nouvelle génération redécouvre ce monde perdu .

D’ailleurs « Les racines de Varsovie » un ouvrage encyclopédique de 8 tomes est devenu un Best seller .

Et les murs de la ville sont devenus des tribunes d’expression depuis le jour où en 2009 l’artiste Rafael Betlejewski y a inscrit cette phrase « juif tu me manques »

Depuis Varsovie a fait entrer son histoire juive au Musée : à l’emplacement même de l’ancien ghetto, devant le monument aux morts qui symbolise la tragédie de l’extermination des 3 millions de juifs polonais tués durant la Shoah.

Aujourd'hui la communauté juive reprend vie. On estime à 3.000 le nombre de juifs à Varsovie. Issus souvent d’identité caché, certains découvrent leur origine de manière brutale et change radicalement de vie comme Pavel Branson ancien Skinhead patriote, aujourd’hui N°2 de la communauté juive orthodoxe de Varsovie.

Ce renouveau du judaisme à Varsovie va de pair avec la question de l’identité polonaise.

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