Alors que vient de s’achever la journée mondiale de l’eau vous lancez un cri d’alarme pour sauver les Mursis d’Ethiopie.

Oui car la construction d’un barrage sur l’Omo, le plus grand du continent africain va détourner les eaux indispensable à la survie de ces tribus régulièrement victimes de la sécheresse.

De plus le gouvernement vient de céder une partie de leur territoire à des propriétaires privés en vue de l’exploitation intensive de palmiers à huile et de soja.

Les Mursis risquent donc de disparaître et ils commencent aujourd’hui à être parqués dans des camps.

Et pourtant La vallée de l’Omo au sud de l’Ethiopie est un des endroits les plus protégés d’Afrique où il était jusqu’à présent très difficile de pénétrer. Grâce à cet isolement, les Mursis ont conservé leur coutume, leur propre langue et leur mode de vie traditionnel d’agriculture et d’élevage.

Mais c’est sur leur corps que tous affichent fièrement leur identité.. à travers les peintures, les scarifications ou les plateaux labiaux des femmes, qui symbolisent la beauté et le courage.

Car ils doivent se battre depuis toujours contre cette nature hostile et contre leurs ennemis héréditaires : les 14 tribus voisines pour des questions de pâturages ou de vol de bétail à coup de kalachnikov.

D’où la réputation très agressive des Mursis.

Renforcés depuis quelques années par la médiatisation de ces tribus considérés par certains comme les descendants de Lucy dans ce berceau de l’humanité. On les considère aujourd’hui comme les derniers sauvages de la planète. Et on vient les voir comme des bêtes curieuses dans le parc national de la Vallée de l’Omo.

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