« Hors Circuit » poursuit dimanche sa découverte d'El Jadida au Maroc et de certaines croyances féminines; alors même que le film de Nabil Ayouch « Much Loved » sur la prostitution à Marrakech présenté à la quinzaine des réalisateurs vient d'être interdit de diffusion au Maroc et que ce dernier est victime d'un appel au meutre .

Nabil Ayouch que nous avions rencontré lors de la sortie « des Chevaux du Ciel » qui tentait de comprendre comment des jeunes du bidonville de Sidi Moumen avait peu commettre les attentats de Casablanca en 2003, n'a de cesse que de témoigner de la réalité de la société marocaine.

Mais dans « une societe nourrie de la culture du Tabou, du non dit, qui matraite la femme » comme le souligne l'ecrivain Lamia Barrada, Nabil Ayouch en osant lever le voile sur ce tabou a porté atteinte à l'image du royaume.

Un royaume qui présente toujours et uniquement un pays nourri de traditions ou de croyances populaires comme en témoigne la presence de plus de 360 marabouts dans la région d'El Jadida dont celui de Lalla Aïcha Bahria à quelques kilomètres de la ville historique d'Azemmour à 80 km au sud de Casablanca où des centaines de femmes se rendent chaque jour fondant leurs espoirs les plus fous sur la sainte. Certaines viennent pour guérir la stérilité ou se protéger contre le “mauvais œil”, d'autres abandonnées, répudiées, vieilles filles à la recherche de leur futur mari.

Et non loin de là, se trouve aussi la rivale de Lalla Aïcha Bahria, Lalla Yatou, visitée par les grands spécialistes de la magie noire.

Des croyances populaires fortes dans un pays qui se débat aujourd'hui avec ses tabous et la réalité de la société moderne.

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