Nicolai à Oslo, devant le Palais Royal
Nicolai à Oslo, devant le Palais Royal © Radio France / Caroline Gillet

En Europe, il y a l’idée de l’égalité, et d’un même droit à l’éducation. Le programme Erasmus permet même aux étudiants de n’avoir plus de frontières. Mais il reste des étudiants qui, s’ils sont pourtant citoyens européens, ne sont bienvenus nulle part. Les Roms, en Europe et aussi en Roumanie, doivent faire profil bas. Nicolae est rom, il vient d’arriver à Oslo en Norvège. Après avoir mendié à travers l’Europe, il veut continuer ses études de droits, il croit en l’éducation, et en son pouvoir de transformation. Contrairement aux préjugés, Nicolae n’est pas le rom auquel vous vous attendez : chemise à carreaux et pantalon soigné, il ne mendie pas et veut donner une nouvelle image des roms. Nicolae a 27 ans, et vient d’un petit village de Roumanie, Alba Iulia. Adolescent, il s’est engagé en politique pour sa communautén, au sein du Parti Roma. Puis il commence des études de droit pour lutter contre la corruption avant de décider de partir. Nicolai passe la frontière un an avant que la Roumanie n’entre dans l’Union européenne… on est en 2006.

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I like Europe - Episode 7 ---OSLO carte d'identité NICOLAI

C’est comme une plaisanterie en ce moment en Norvège de dire : ça y est, on est en Europe, voilà les Roms. Puisque c’est nouveau pour la Scandinavie, les premiers roms arrivent depuis quelques années, avec l’ouverture de l’espace Shenghen. Dans le centre d’Oslo on commence à voir des familles. Et même si cela reste peu -- ce sont quelques centaines de personnes-- …. une polémique a éclaté au mois de juillet… Un campement de Roms avec leurs tentes s’est installé en bordure d’Oslo…les réactions ont été violentes : des injures, des menaces et des appels à la "déportation".

Nicolae à Oslo
Nicolae à Oslo © Radio France

L’université de Séville est la deuxième du pays. En mai 2011, comme à Madrid, ses étudiants sortent dans la rue … Et pour lieu de rassemblement, choisissent la place de l’incarnation. Une place à l’ombre, un grand escalier, qui devient le symbole de leur indignation. Encore plus que dans le reste du pays, l’Andalousie déjà fragile a été enfoncée par la crise … 49 % des jeunes sont au chômage. Le gouvernement à prévu une hausse des droits d’inscription à la fac. Pour protester, les professeurs font cours dans la rue. L'école des beaux arts à prêté des chevalets en guise de tableaux, certains profs en profitent pour aménager leurs cours. Celui d’urbanisme questionne le lien entre espace public et révolte. Les étudiants s’asseyent sur les bancs ou par terre. Ils prennent leurs feuilles de cours pour en faire des éventails... assis là, il y a Anna, Laura, Laetitia, étudiantes en traduction et Ismaël, étudiant aux beaux arts.

L'Université de Séville
L'Université de Séville © Radio France

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