Cet été, Stéphanie Torre démonte les idées reçues ! En partenariat avec Psychologie Magazine.

"Faire son deuil" est devenu une exigence de rentabilité
"Faire son deuil" est devenu une exigence de rentabilité © Getty / PeopleImages

Aujourd'hui, la "perte" est présente partout. La perte d'un être cher mais aussi celle de son emploi, de son mode de vie. Au point que "faire son deuil" est devenu une exigence de rentabilité et que l'on arrive même à nous demander combien de temps il nous faudra pour oublier.

L'expression s'est transformée en injonction. Pourtant, la psychanalyse ne l'a pas abordée comme telle. Freud parlait de "travail de deuil" mais n'ajoutait pas d'impératif à celui-ci. Plus globalement pour les psychanalystes, il s'agit d'accepter de revivre à travers le deuil et non pas d'esquiver la douleur.

Mais cela est-il possible ?

Pour le psychanalyste Gérard Haddad, tout dépend de la "structure" de la personne. Certains ne se remettront jamais d'une perte. Mais, la plupart du temps, pour une majorité de personnes, la douleur finit par s'estomper. En particulier grâce au recours aux rites, présents dans toutes les cultures, et qui permettent de reprend goût à la vie sans pour autant oublier.

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