L'un de ces challenges dont les réseaux sociaux ont le secret. C’est sur Instagram , en ce moment même, que ça se passe et c’est l’histoire que vous nous racontez aujourd’hui…

Exposer ses fesses au milieu de paysages, la nouvelle mode sur Instagram
Exposer ses fesses au milieu de paysages, la nouvelle mode sur Instagram © Getty / Navena Widulin / EyeEm

C’est l’histoire d’une paire de fesses que je vais vous raconter, pour finir l’année en beauté. Elles sont blanches, ou elles sont bronzées, elles sont caramel, elles sont abricot, certaines portent même la marque du maillot. Bombées et rondes, elles font les fières, elles nous font de l’œil, ne manquent pas d’air. Ou elles sont plates, comme l’étang de Berre, ou bien musclées, c’est bétonné, quand d’autres sont capitonnées. On dirait des pommes, on dirait des poires, ou comme un soufflé qui vient de retomber. Qu’importe elles sont vraies, pas photoshopées… Même les plus velues, elles osent se montrer. Il y en a pour tous les goûts, elles nous arrivent de n’importe où… Depuis le mois de Juillet dernier, la planète en est inondée. Ici une croupe, là un pétard ; partout des babas, des fouettards…Et des brioches, des popotins, des joufflus, bref, des arrières trains. C’est une épidémie ou bien ?!

En tenue d’Eve, tenue d’Adam, ils se sont tous passés le mot – c’est ça la magie des réseaux ! On en a vu en Italie, en Grèce et aux Etats-Unis…Oui c’est vrai, jusqu’en Amérique, faut dire c’est simple comme un clic. Choisir le lieu, pour l’esthétique et là se planter au milieu. Poser de dos, se déshabiller, tomber la veste, relever le gant, montrer ses fesses, et hop ! c’est dans la boîte, oui, c’est vite plié. Les offrir, et les partager, c’est bon pour la postérité. Faut avoir un sacré culot, pour oser cultiver ainsi, sans aucune culpabilité, le culte du cul dénudé. C’est de la culture potache, et en même temps, ça prend, ça marche. Comme un cri de ralliement, à l’heure où tout semble foutre le camp, ça dit le retour à la nature et ça dit merde à la censure. Toute ensemble cette communauté refuse l’uniformité, celle qu’on voudrait nous imposer. La fesse est belle, elle est vivante, et c’est dans sa diversité, qu’elle est bien la plus stimulante.

Alors zou ! On y va, on s’y met à deux, on s’y met à trois. Ou même à quatre sur une fenêtre, plus on est de fous, plus c’est la fête. Certains garderont leurs baskets ou mêmes leur bottes, si ça les botte. Ici c’est un paréo qui glisse, là des bas qu’on plisse sur les cuisses. Un blouson autour de la taille, ou bien un pantalon qui baille. Vous faites tout comme vous voulez, du moment que vous relevez, un coin du voile sur la pudeur, qui ouh là paf ! S’est envolée. La charte vous la connaissez, pour le reste, ben… Improvisez. Une pinède, une rue, des fougères, ou bien une voie de chemin de fer. Devant les grilles du Sacré cœur ou sous les lumières de Times Square, on peut y aller, nu comme un vers… A l’aube ou au cœur de la nuit, en plein soleil, comme sous la pluie : un champ des possibles infini, si l’on en croit toutes ces photos. Venez comme vous êtes, disait MacDo. Bucolique, vous gambaderez, dans les prés et les coquelicots. Romantique, vous préfèrerez les allées d’un jardin anglais. Un sentier, touristique, ou la brume, fantômatique, d’un port à marée basse, au loin les bateaux passent. Oh que c’est beau, oh que c’est chic ! Peut-être trop mélancolique… Ah mais attend, y a les Tropiques, où sous une lumière qui pique, au-dessus de l’eau azurée, on peut embrasser un palmier. On dirait la Grande Odalisque, c’est sûr Ingres aurait adoré. Ah non je n’exagère pas, certaines photos sont artistiques, bien au-delà, d’humoristique. Ces fesses-là ? Du Modigliani. Et celles-ci ? Du Giacometti. Et au milieu des mimosas, on dirait du Botticelli. C’est fou cette virtuosité, ce qu’une fesse peut inspirer. Allez Ali, Ali allez, allez avouez, vous êtes tenté. Vous essaierez, vous nous direz. Ca sent l’été, dans ce studio. Oui Ali je sais, vous êtes chaud !

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