Marie Hugo devant la porte de l'atelier
Marie Hugo devant la porte de l'atelier © Radio France

Marie Hugo est peintre. Elle est née et a grandi, comme ses 6 autres frères et soeurs, au mas de Fourques dont avait hérité en 1930, de sa famille maternelle, son père Jean Hugo, l'arrière-petit fils de Victor, l’illustre homme de lettre, emblème national.

Jean Hugo (1894-1984) lui même était peintre et décorateur de théâtre, notamment des pièces de Jean Cocteau , son ami. Nombre de ses toiles sont aujourd’hui dans des collections privées du monde entier et dans les institutions comme le Musée Fabre de Montpellier.

Dans les "années folles" alors qu'il était marié à Valentine Gros , Jean Hugo était l'ami de toute l’intelligentsia et des avant-gardes artistiques du pays. Pour certains d’entre eux le mas de Fourques était leur "lointaine maison de campagne" .

A Lunel , cette ville équidistante de Nîmes et de Montpellier, tout le monde connait la silhouette énigmatique du mas légendaire sur la route de Sommières, une ancienne imposante propriété viticole qui semble suspendue dans le temps. En pénétrant dans l'atelier de Marie Hugo une enclave magique à l’intérieur du jardin du mas, habité par les paons, où l’artiste puise l’essentiel de son inspiration, on découvre un lieu qui abrite encore la mémoire de Jean Hugo; un lieu dans lequel il travaillait assidûment chaque jour et où il avait patiemment transmis les secrets de son métier à sa fille aînée. C'est ici aujourd'hui qu’elle crée la plupart de ses œuvres où « elle laisse l'eau emporter la matière noire de l'encre ou teintée du pigment, comme la terre qu'emporte le ravinement des eaux » .

Jean Hugo
Jean Hugo © Radio France

Et c’est en ce moment que s’élabore la commande passée par Luc Jalabert pour les arènes d’Arles: la scénographie dela corrida Goyesque de la prochaine féria du Riz le 12 septembre prochain. Sa « monumenta » à elle.

Avec la rencontre de Jacques Durand, lors de la feria de Pentecôte de Nîmes.

Affiche Goyesque V3
Affiche Goyesque V3 ©
_**Marie Hugo** vit entre son mas près de Lunel et Londres. Ses œuvres voyagent dans le monde de New York à Tokyo. Elles donnent à voir la délicate singularité de la nature à travers une lecture amoureuse et raffinée. Elles partagent le goût du beau geste subtil avec ce que les grands toreros et leur élégance d’insecte calligraphient dans la mémoire de chacun .Pour Marie Hugo la tauromachie est, au sens propre, quelque chose de familier. C’est un oncle, anglais, qui l’a mené à sa première course. À Nîmes. El Cordobès y avait coupé deux oreilles et une queue. Marie lui avait jeté sa petite chaussure achetée dans King’s Road, Londres. Pour la goyesque d’Arles elle veut « mettre le ciel dans les arènes. »_ **Texte de présentation de Marie Hugo pour la féria du riz d'Arles, écrit par Jacques Durand** ## Les liens [Marie Hugo](http://www.mariehugo.com/) [Jean Hugo à la villa Noailles](http://festivaldelhistoiredelart.com/programmes/projection-de-lanterne-magique-faust-de-jean-hugo-titre-provisoire/)
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