Il existe un endroit en Soule, au Pays Basque

Dans la Soule au Pays basque
Dans la Soule au Pays basque © Radio France / Alexandre Héraud

La Madeleine de Peio Serbielle n’a pas l’odeur d’une pâtisserie et les réminiscences qu’elle porte en elle ne nous transportent pas automatiquement sur le territoire de l’enfance mais bel et bien sur le promontoire de l’un des plus beaux paysages souletin qui soit, au cœur de l’identité du Pays Basque.

Cette montagne qui surplombe la commune de Tardets et que grimpe régulièrement à pied le chanteur basque, dans ce qu’il nomme son « pèlerinage païen », nous permet d’embrasser d’un seul regard la plus petite et certainement la plus authentique des sept provinces du pays basque.

Du haut de ce qui est aussi un petit sanctuaire consacré à la sainte galiléenne, premier témoin de la résurrection de Jésus Christ, s’offrent tous les paysages de la Basse-Soule à la Haute-Soule. Cette dernière est surnommée « basaburia » en basque, « le bout sauvage » ou aussi « la vallée des mille verts » tant la variété de ce qui pousse revêt d’infinies nuances de vert, du plus tendre au plus métallique.

Pendant cette marche vers les hauteurs de la Madeleine en compagnie de Peio Serbielle, se dessinera le portrait d’un chanteur tout entier happé par l’identité de son pays au moment de la gestation de son nouvel album. Baptisé « Zara » (« tu es » en basque) ce nouveau disque suit le remarqué "Naïz" (« je suis ») douloureusement sorti en 2007, un an après la libération conditionnelle de son auteur .

En effet, le 3 octobre 2004 Peio Serbielle fut pris dans les mailles d’une vaste opération antiterroriste baptisée « sanctuaire » qui décapita la hiérarchie d’ETA (aujourd'hui dissoute). Il lui était reproché d’avoir accueilli dans sa maison de Domezain des membres présumés de la direction de l’organisation clandestine basque. Aujourd’hui le chanteur meurtri par 16 mois d’emprisonnement iniques reste dans l’attente de son jugement et continue de militer pour l’affirmation de l’identité basque avec la seule arme qu’on lui connaisse : la musique.

Avec Jean-Louis Davant , écrivain, poète, membre de l’académie de la langue basque et Claude Labat, conteur.

Un reportage d'Alexandre Héraud

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