Notre diplomate du jour est un monument entre deux rives. Boutros Boutros Ghali n’est pas seulement connu parce qu’il vient d’une famille copte qui a fourni des générations d’hommes politiques à l’Égypte. Mais parce qu’il a lui-même été ministre des Affaires Étrangères de 1977 à 1991.

En 1979, il sera l’un des artisans des accords de paix israélo-arabes signés par Sadate et Begin.

En 1992, il devient le sixième secrétaire général des Nations-Unies. Sans doute à l’un des pires moments d’impuissance pour la communauté internationale. Celle de la guerre en ex-Yougoslavie et au Rwanda.

Boutros Boutros Ghali est un pur produit de l’élite internationale, mais je le disais, il est entre deux rives. D’un côté francophone et même été Secrétaire général de la Francophonie. De l’autre, un pur enfant de l’école Tiers-mondiste qui a façonné les dirigeants arabes de sa génération.

Est-elle toujours d’actualité après le printemps arabe cette école ? Nous en avons parlé très franchement dans son bureau de l’UNESCO. Dans les étages d’un temple où le respect des cultures n’empêche pas de se soucier des droits de l’homme…

Boutros Boutros Ghali
Boutros Boutros Ghali © IP3 PRESS/MAXPPP
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