Notre hussard du jour s’appelle Daniel Lebègue. C’est un serviteur de l’Etat, comme on en fabrique encore.Né à Lyon en 1943 et diplômé de l’ENA comme il se doit. Il a été attaché financier au Japon, conseiller technique de Pierre Mauroy, administrateur du Crédit agricole et surtout directeur général de la très sérieuse Caisse des dépôts et des consignations de 1988 à 2002. Une institution publique, chargée notamment de bien gérer l’épargne et les livrets A des Français au service du logement et du développement durable.C’est en servant l’intérêt général que Daniel Lebègue a cheminé vers le poste qu’il occupe désormais. La présidence de la branche française de Transparence Internationale. Une ONG internationale qui a plein d’idées pour lutter contre la corruption, améliorer l’exemplarité de la vie politique et prévenir les conflits d’intérêt. Notamment en France, où ils sont si souvent tolérés. Son armée de juristes et d’enquêteurs, mène notamment la bataille contre les biens mal acquis de certains chefs d’Etat africains. Pour qu'ils rendent à leurs peuples les fortunes qu’ils ont amassés sur leur dos. Mais Transparence Internationale se bat aussi pour qu’un responsable politique français ne puisse pas être en même temps parlementaire et avocat d’affaires. Nous l’avons rencontré dans son bureau parisien, sobre et fonctionnel. Un peu austère pour certains mais exemplaire, c’est certain.

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