Notre esprit libre du jour est absolument indomptable et vous connaissez son nom, Taslima Nasreen. Cela fait vingt ans que cet écrivaine, médecin de formation, tient tête aux fanatiques. D’abord dans son pays d’origine, le Bengladesh, où des centaines de milliers d’intégristes ont marché pour demander sa tête après une fatwa, en 1993. Depuis, elle vit en exil, en Inde, où elle subit toujours leurs foudres. Des islamistes ont promis une prime à qui la décapiterait, sa maison a été attaquée, on a voulu l’expulser et maintenant la voilà encore en procès à cause d’un tweet... Mais elle n’est plus seule désormais. A Dakka, capitale du Bengladesh, une nouvelle génération de militants athées se revendique de son courage. Bien qu’on en ait peu parlé en France, ils ont occupé la Place Sabbagh pendant des semaines, pour réclamer la condamnation des islamistes jugés pour des viols et des crimes de guerre commis en 1971. Au moment où le futur Benglasdeh luttait pour son indépendance et que des milices prenaient le parti du Pakistan, dont il partage la religion mais pas la langue. Quant à l’Inde, cette année aussi, elle a connu des manifestations monstres contre le viol. Autant dire qu’il n’y avait pas mieux que Taslima Nasreen pour en parler. Lors d’une visite à Paris. En équilibre entre toutes ces frontières et ces passerelles que savent tisser les grands tempéraments…

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