L'ancien ministre de l'Education, candidat à la primaire à gauche, est l'invité de France Inter.

Benoît Hamon
Benoît Hamon © Radio France / Anne Audigier

Le revenu universel d'existence, proposition rabotée ?

Le montant annoncé était de 750 euros. J'ai toujours dit que c'était une cible irréalisable du jour au lendemain. Mais je pense que la révolution numérique va raréfier le travail. Je propose la réduction du temps de travail, et ce revenu qui permettra aux salariés de réduire eux-mêmes leur temps de travail, notamment pour ceux qui ont des travaux pénibles. Première étape, revaloriser le RSA à 600 euros. Un tiers des pauvres éligibles à cette mesure n'en bénéficient pas en réalité. Il faut que ça change. Les jeunes doivent aussi être les premiers bénéficiaires, car ils doivent être accompagnés dans leur insertion professionnelle. Puis, avec les partenaires sociaux, et les citoyens nous réfléchirons au périmètre de ce revenu et son financement. Je fixe un cap et une manière d'agir.

Le fonctionnement démocratique

Manuel Valls se dit visé, moi ce sont mes propositions qui sont visées. Il n'y a pas assez de démocratie en France. Il faut la faire respirer. Je réfléchis à la manière d'organiser des contre-pouvoirs.

Sur la fin de vie, par exemple, les citoyens sont en avance sur les élites. J'irai plus loin que ce que nous avons fait.

Sur la participation, certains parient sur une faible participation. Avec mes propositions je pense que j'ai suscité de l'intérêt pour ce vote.

Que faire après la primaire à gauche ?

Après le vote de la primaire, il restera donc des candidats comme Yannick Jadot, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon par exemple. On aura Fillon/ Le Pen au second tour, si il n'y a pas d'entente en gauche. Il faut une vision commune, sur le social, l'environnement, l'Europe.

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