Le parti socialiste s'attend à perdre plus de la moitié de ses 284 députés. Son premier secrétaire répond aux questions des auditeurs de France Inter.

Jean-Christophe Cambadélis
Jean-Christophe Cambadélis © Radio France / France Inter

Myriam El Khomri se présente sous l'étiquette de la majorité présidentielle, tout en étant soutenu par le Parti Socialiste, et d'autres mouvement de gauche.

J.C Cambadélis :La logique du PS est une logique de candidatures autonomes, les électeurs savent qui est qui. Ils pourront dire leur position. Myriam El Khomri est soutenue par les socialistes. Elle n'est pas soutenue par La République en Marche.

Il n'y a jamais eu d'intervention de Mr Ferrand pour donner les raisons pour lesquelles ils n'ont pas mis de candidats en face de certains socialistes. Pour Manuel Valls il y en a , pour d'autres il n'y en a pas. je me perds en conjectures pour trouver des raisons à cela.

Jean-Luc Mélenchon n'est-il pas l'homme de la situation, à la veille des législatives ?

J.C Cambadélis : Il ne faut pas juger que sur cette élection. Le PS, cela reste cinq régions, 42 conseils départementaux... Il faut être capable de mettre les mains dans le cambouis et ne pas passer son temps à dénoncer ce que font les autres. Mélenchon a un programme qu'il qualifie lui-même de "révolutionnaire", de rupture, qui, pour moi, ne correspond pas à ce qui serait nécessaire pour notre pays.

Il faut rééquilibrer, nécessairement. Mais moi, je reste pour une position équilibrée pour réformer le pays. Pour les législatives, nous sommes moins ambitieux que Benoît Hamon l'était dans sont texte sur la sortie du nucléaire, mais

"Je me suis gratté la tête pour savoir pourquoi Hulot n'était pas rentré plus tôt. Quand c'était un gouvernement de gauche, il ne voulait pas le faire (on lui a proposé de le faire au moment de la COP 21) ; maintenant que le Premier ministre est de droite, il le fait."

Pour Nicolas Hulot, entre Areva et Ushuaïa, il va falloir choisir.

Pensez vous être bien placé pour tout changer ? La demande de renouvellement ne vous concerne-t-elle pas ?

J.C Cambadélis :Je serai partie prenante du renouvellement, mais ça ne veut pas dire faire table rase. Une formation politique sans mémoire et sans histoire n'a pas d'avenir. J'incarne la mémoire et son présent. Faut-il que la droite et la gauche soient ensemble dans la lutte contre le terrorisme ? Je réponds oui. Sur le code du travail, je vous réponds non. Le libéralisme porté par la droite qui veut la déréguation ce n'est pas la position de la gauche, qui veut modernité mais protection des salariés. Si le gouvernement Macron adoptait des mesures plus à gauche que précédemment, et bien j'applaudirai.

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►Jean-Christophe Cambadélis, invité de Patrick Cohen à 8h20

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