À la veille de la présentation des ordonnances, le PDG de Véolia livre son analyse sur la réforme du code du travail au micro de Nicolas Demorand.

Antoine Frérot, PDG de Véolia, au micro de France Inter (Capture d'écran)
Antoine Frérot, PDG de Véolia, au micro de France Inter (Capture d'écran) © Radio France

Qu'attendent les patrons, de grandes comme d'entreprises plus petites, de la réforme du code du travail. Pour Antoine Frérot, à la tête de Véolia, entreprise du CAC40, cette réforme va surtout bénéficier aux TPE et PME et aux petits patrons. Pour lui, adapter sa masse de travail à son activité est possible et plus facile dans une grande entreprise. Il est plus difficile, explique-t-il ce mercredi au micro de Nicolas Demorand, de moduler l'activité pour un petit patron.

Ces ordonnances pour réformer le code du travail suscitent inquiétude et promesse de contestation. Une réaction qui pourrait nuire à Emmanuel Macron ? C'est possible, estime le PDG de Véolia, qui ne s'en inquiète pas outre-mesure et appelle les médias à porter davantage la parole de "la majorité silencieuse".

L'autre point de crispation vient de l'écart - de 1 à 100 - entre la rémunération des salariés et celle des patrons des grandes entreprises ou encore des actionnaires. Une distribution des dividendes jugée trop importante pour une partie de l'opinion. Mais qui est logique pour Antoine Frérot. Pour le PDG de Véolia, la richesse de l'entreprise doit être redistribuée entre toutes les parties prenantes, salariat, fournisseurs, État et actionnaires.

Interrogé enfin par Léa Salamé sur la réforme de l'impôt sur la fortune, Antoine Frérot a estimé qu'il ne s'agissait pas de la réforme la plus importante pour créer de l'emploi. Le symbole, estime-t-il "est important", mais cela reste un symbole.

► REVOIR | L'interview intégrale

Les invités
L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.