Qater, Doha, le quartier des affaires
Qater, Doha, le quartier des affaires © Radio France / Mariam El Kurdi / Mariam El Kurdi

Confier l’organisation de la coupe du monde de football de 2022 au Qatar est-il une bonne idée ?

Sepp Blatter, Le président de la FIFA lui-même s’interroge, et les problèmes dus au climat ne sont pas seuls en cause. Ce minuscule pays du Golfe, qui est aussi l’un des plus riches de la planète, emploie sur son sol – et notamment sur les chantiers de la coupe du monde - des centaines de milliers de travailleurs étrangers.

Le développement vertigineux de ce pays de moins de deux millions d’habitants crée un gigantesque appel d’air en termes d’emploi : on vient du monde entier pour trouver un travail, et un salaire à Doha. Aujourd’hui, 8 personnes sur 10 résidant dans le pays sont des étrangers. C’est un record du monde. Mais un gouffre sépare le sort du cadre supérieur européen venu s’installer pour quelques années dans des tours climatisées et les ouvriers originaires du sous-continent indien, exploités dans des conditions proches de l’esclavage. .

Ce traitement est dénoncé régulièrement par les grandes ONG. Il devient à ce point gênant pour l’image de marque du pays que les autorités ont annoncé l’abandon d’un système qui maintient l’ouvrier étranger sous la totale dépendance de son employeur.

Le Qatar, deuxième producteur mondial de gaz, a fait depuis quelques années une entrée fracassante dans le monde des affaires, en France en particulier, et il a tout intérêt à redorer son image de marque. Mais il y a du travail comme a pu le constater, pendant une année passée sur place, Mariam El Kurdi.

Un reportage de Mariam El Kurdi

Rediffusion de l'émission du dimanche 3 mars 2013.

Les liens

Site sur les règles et conditions pour travailler au Qatar

« Vivre au Qatar », le site des expatriés francophones au Qatar

La France au Qatar, site de l’ambassade de France à Doha

« A quoi joue le Qatar ? »

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