C'est un reportage acrobatique ce dimanche dans "Interception". Nous avons suivi la fine fleur de l'exploration urbaine, appelée urbex. C'est une pratique qui conduit ses amateurs à visiter des lieux construits par l'Homme, aujourd'hui abandonnés. Il faut avoir le goût de l'aventure. Suivez le guide !

Il faut voyager léger pour les explorations urbaines. L'accès aux sites abandonnés est souvent difficile, c'est ce qui rend l'aventure enthousiasmante pour les adeptes de l'urbex.
Il faut voyager léger pour les explorations urbaines. L'accès aux sites abandonnés est souvent difficile, c'est ce qui rend l'aventure enthousiasmante pour les adeptes de l'urbex. © Radio France / Antoine Giniaux

Interception a pu suivre David de Rueda, l'un des grands noms de l'urbex. Explorateur urbain, photographe (ici son compte instagram), il parcourt le monde à la recherche de nouveaux sites à défricher.  Tout ce qui a été construit par l'Homme aujourd'hui à l'abandon est un site potentiellement à explorer. 

D'ex complexes industriels, des châteaux en ruines, des hôpitaux désaffectés, des anciennes installations militaires font partie des "destinations" des amateurs d'urbex. Plus l'accès est difficile, plus la visite en vaut la chandelle

Dans ce reportage, "Interception" vous conduit dans les entrailles d'une ancienne centrale nucléaire, située au pays basque espagnol. Mais pour y parvenir, il a fallu six heures, entre la difficulté physique de franchir tous les obstacles et la patience requise pour échapper à la vigilance des gardes chargés de surveiller les lieux. 

C’est le goût de l’aventure qui anime les "urbexers", celui de la prise de risques qui les fait marcher sur des parois instables, dans des tunnels sans fin, ou qui les fait escalader des murs en pleine nuit, en totale clandestinité. 

Ces infiltrations sont illégales, mais elles répondent à des règles. Ne pas dégrader, ne rien rapporter. Mais à part des photos,ou des vidéos, de plus en plus sophistiquées. Des dizaines et des dizaines de sites en proposent.

Après des heures  de progression lente et périlleuse, David de Rueda arrive au plus près  du réacteur de cette centrale qui n'a jamais été mise en service.
Après des heures de progression lente et périlleuse, David de Rueda arrive au plus près du réacteur de cette centrale qui n'a jamais été mise en service. © Radio France / Antoine Giniaux

Devant le succès de ce qui est devenu une mode, certains en vivent et sont des sociétés, dans tout ce qu'il y a de plus classique, comme l'une des références en la matière, Mamytwink, chaîne Youtube dédiée à l'histoire et à l'exploration urbaine. 

L’urbex est née dans les années 80, porté par un explorateur américain. Longtemps le mouvement est resté confidentiel, mais ces dernières années, il s'est démocratisé avec les réseaux sociaux. Tout en restant sur son canapé, il est possible de visiter une friche industrielle à l’autre bout du monde, ou aller dans le moindre recoin de Tchernobyl. 

Mais l'urbex est aussi une pratique dangereuse. Les lieux abandonnés visités sont le plus souvent des propriétés privées en très mauvais état, en ruines parfois. Les accidents se multiplient ces dernières années. 

"URBEX, les aventuriers des sites abandonnés", reportage d'Antoine Giniaux et Hélène Langlois à la prise de sons Réalisation : Violaine Ballet avec l’assistance de Mahault de Butler.
Mixage : Antoine Viossat  
 

> POUR ALLER PLUS LOIN : 

PROGRAMMATION MUSICALE :

  • JIM O’ROURKE “Low bow”      
  • ANDREW PEKLER “Summer in the city” 
  • JONATHAN FITOUSSI « Aquarius » 
  • LALI PUNA « The failure of the leading sign industry » 
  • CARTER BURWELL « Blair witch 2 » 
  • PIOTR MOSS « Sur le quai la pluie » 
  • M. MAKOUF RASMUSSEN “Feeling Manhattan” 
  • DRAMR “La plage please” 
  • NAPKEY “Aqueduc”
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