Du 7 juin au 7 juillet, la France accueille la Coupe du monde féminine de football. Un événement enfin pris en considération, après des décennies de pratique quasi invisible pour les 139 000 joueuses licenciées à La Fédération française de football.

Jeunes joueuses sur la pelouse de Pérenchies
Jeunes joueuses sur la pelouse de Pérenchies © Radio France / Jérôme Val

C’était hier, c’était il y a  44 ans. En 1971, la Fédération française de foot acceptait enfin de délivrer des licences à des… joueuses. Pourtant, le sport au féminin avait déjà des stars : 3 ans auparavant, Colette Besson avait fait chavirer la France en devenant championne olympique du 400 mètres à Mexico.

Mais le foot restait une affaire d’hommes. Heureusement, le foot des filles a depuis acquis une véritable reconnaissance. Les joueuses de Lyon viennent de triompher de celles du Barça en ligue des championnes. Et la France organise à partir de cette semaine la huitième coupe du monde.

Mais avant d’en arriver là, que de combats, dans les instances et sur les terrains, face à des dirigeants, et même face à une opinion publique, rétive voire hostile. Il fallait aux filles beaucoup de détermination pour braver les interdits sociaux.

"Pas pour les filles", le livre de l’ancienne internationale Mélissa Plaza ou le film "Comme des garçons" de Julien Hallard témoignent de ces combats.

Sur un total de  près de 2 millions 200 000 licenciés, la Fédération compte aujourd’hui 139 000 joueuses, 37 000 dirigeantes, 1 500 éducatrices et un millier de femmes arbitres. L’objectif affiché est d’atteindre 300 000 licenciées grâce à "l’effet" coupe du monde féminine en France.

"Football, les filles ne sont plus hors-jeu", c’était un reportage de Jérôme Val. Prise de son Pierre Quintard. Réalisation, Violaine Ballet assistée de Pierre Gaufre.

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