Au regard des réactions épidermiques quand cette émission a été diffusée la première fois, le 15 avril, autant prévenir tout de suite les phobiques : nous allons parler des rats.

A l'entrée du parc Henri-Roussel à Paris, fermé depuis le mois de novembre pour dératisation.
A l'entrée du parc Henri-Roussel à Paris, fermé depuis le mois de novembre pour dératisation. © Radio France / Mathilde Dehimi

C’est un animal qui - au mieux - laisse indifférent, le plus souvent, il suscite de l’inconfort, et au pire, il réveille des peurs incontrôlables, tant il incarne la saleté, la maladie, l’agressivité.   

Le rat fait frémir, car c’est un animal d’une intelligence redoutable : il s’adapte à l’environnement qui l’entoure, bien que venant des ténèbres.

Aucun autre animal n’est au centre d’autant d’idées reçues. Fausses bien souvent comme celle qui l’a accusé pendant des siècles d’être responsable de la Peste. 

Ce n’est pas une impression, mais un fait : les rats sont de plus en plus visibles dans nos villes. A Paris, les 2 récentes crues de la Seine les ont poussés à sortir de leur tanière, les égouts, où les trois quarts des rats urbains vivent.

Partout en France, ce sont les travaux, qui métamorphosent nos villes, qui les conduisent à se faufiler sur le bitume. Bien souvent, la dératisation semble une tâche vaine car sans fin ou presque.

D’autant que de nouvelles normes ont rendu les raticides moins performants !!!! 

Les rats - car ils ont aussi des vertus - dévorent chaque année 9 kilos de déchets, sans eux, nos égouts seraient bouchés. 

Le défi des villes n’est donc pas de les faire disparaitre, mais d’empêcher leur prolifération, qui serait une catastrophe pour l’image de ces municipalités.

« le rat notre nuisible utile », reportage de Mathilde Dehimi qui n’est donc pas musophobe, c’est comme ça qu’on appelle les phobiques des rats. Qualité partagée par Jérémy Tuil et Yann Fressy, ils ont assuré la prise de son. Réalisation Michelle Soulier, phobique des serpents, assistée de Stéphane Cosme, (aucune phobie déclarée). Mixage : Basile Beaucaire. 

Merci à Stéphanie Duncan et Hugo Combes pour avoir prêté leur voix aux lectures d’extraits littéraires. 

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.