La tentation du collectif, c’est ce qui réunit les habitants d’un nouveau type d’habitat, l’habitat participatif. Nouveau ? Pas tant que cela en fait : en France, les premiers groupes d’habitats autogérés datent de la fin des années 70.

La Semblada et ses habitants-concepteurs à Clemont-Ferrand
La Semblada et ses habitants-concepteurs à Clemont-Ferrand © Radio France / Juliette Micheneau

Les premiers groupes d’habitats autogérés datent de la fin des années 70, dans la foulée du grand mouvement de résistance à la société de consommation qui parcourait la jeunesse occidentale de l’époque. 

Mouvement qui avait connu un coup d’arrêt dans les très individualistes années 90 et qui a repris avec vigueur depuis quelques années. Les habitants sont, comme les pionniers du mouvement, en quête de lien social mais aussi de mixité, sociale et générationnelle. Ils veulent aussi un habitat respectueux de l’environnement. Un peu partout en France, mais surtout dans les grandes agglomérations, on se regroupe pour imaginer sa maison idéale, en adéquation avec son mode de vie rêvé. 

La coordination nationale des associations du secteur recense un peu plus de 500 projets d’habitats participatifs, aboutis (quelques-uns depuis des décennies) ou en cours de réalisation (les plus nombreux). Collectivités et bailleurs sociaux s’approprient aussi le concept en proposant une part d’habitat participatif dans leurs programmes de construction. Mais souvent, les futurs habitants font tout eux-mêmes, du choix du terrain, de l’architecte et des matériaux, jusqu’à l’élaboration des règles de vie commune.

Le concept d’habitat participatif, même favorisé par la puissance publique ne rallie pas encore, loin s’en faut, tous les suffrages. Pourtant, depuis la loi ALUR portée en 2014 par Cécile Duflot, un cadre légal permet aux candidats à l’accès au logement de mieux s’organiser.

Et parmi les artisans de la loi, on trouve les pionniers de ces habitats groupés dont certains ont vu le jour dès les années 70. Ces militants de la première heure ont pu faire profiter le législateur de leurs 40 ans d’expérience. 

Projet éducatif, protection de l’environnement, économie, les motifs de regroupement ne manquent pas. Et quelques expériences ont fait la démonstration de leur durabilité.

" Viens chez moi, j’habite avec mes voisins", c’est un reportage de Juliette Micheneau. Prise de son, Loïc Frenea tous deux de France Bleu Auvergne.

Réalisation, Stéphane Cosme. Mixage Charles Pelabon. Documentation, Sabine Bonamy.

Aller plus loin

Habitat participatif : mode d’emploi, sur le site du ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales

Espace(s) Commun(s), le portail des habitants participatifs

Habitat participatif : « La possibilité de co-concevoir le logement en amont et réfléchir à sa gouvernance. », L’Info Durable, 16/12/2018

« L’habitat participatif reste encore marginal en France, mais fait bouger les lignes. », Basta Mag, 08/12/2017

L’habitat participatif ré-invente tranquillement le vivre ensemble, Reporterre, 26/04/2017

L’habitat participatif en Europe, Métropoles, 2014

Vidéo « L’habitat participatif, c’est quoi exactement ? », La Quotidienne, 11/09/2015

Programmation musicale
  • STEPHAN EICHER & TRAKTORKESTAR
    STEPHAN EICHER & TRAKTORKESTARÉtrange2019
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.