Lorsque vous avez mangé du chocolat à Noël ou le 1er janvier, vous n’imaginiez sans doute pas tout ce qu’il représente de travail. Celui du chocolatier ou de l’entreprise industrielle qui en a fait un bonheur pour le palais. Et celui, plus lointain, des producteurs de cacao. C’est à eux qu’Interception va s’intéresser ce week-end, en allant en Côte d’Ivoire, le premier producteur mondial. Le cacaoyer est un arbuste tropical dont on récolte les fruits (qui s’appellent les cabosses). Ces fruits contiennent les fameuses graines de cacao. Pour la Côte d’Ivoire, c’est un secteur vital : la filière cacao représente environ 40% de ses recettes. Depuis trois-quatre ans, c’est la chute libre. Les prix payés aux planteurs ont baissé de moitié, et de nombreux petits producteurs sont au bord de la faillite. Cet effondrement des cours n’est pas arrivé par hasard. Il y avait autrefois une caisse de stabilisation des prix, qui avait un rôle de régulation certes, mais qui était aussi une gigantesque caisse noire utilisée par le pouvoir ivoirien. La Banque mondiale a imposé une libéralisation du cacao et une dérégulation du secteur. Résultat : les 600.000 petits producteurs se trouvent désarmés face aux multinationales du chocolat, qui ont beau jeux de faire jouer la concurrence pour provoquer l’effondrement des prix. Comme le dit un planteur : « nous avons des dents de lait » contre les requins du chocolat. C’est un reportage de Philippe LefèvreChocolat, l'envers du décor Philippe Bertrand et Philippe Marand Ed. de l'If Généalogie du chocolat Sophie Coe et Michael D. Coe Ed. Abbeville L'ABCDaire du chocolat Ouvrage collectif Ed. Flammarion

Reportage à Herat, en Afghanistan

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