La 5G poursuit sa progression en France. Les moratoires déposés dans certaines villes ont été levés après la publication du rapport de l'ANSES. De toutes façons, les opérateurs ne l'avaient pas attendu pour déployer cette technologie toujours controversée.

 La 5G se déploie en France mais le débat est loin d'être apaisé
La 5G se déploie en France mais le débat est loin d'être apaisé © AFP / Frédéric Scheiber / Hans Lucas

En septembre 2020, Emmanuel Macron ne se contentait pas de défendre la 5G, il se moquait de ses détracteurs en s'en prenant au "modèle amish". 

Autrement dit, ce sont les rétrogrades, ceux qui doutent de l’utilité de cette technologie auquel le président de la République oppose les modernes, ceux pour qui la nouvelle génération mobile est une opportunité.

Pour ses défenseurs, la 5G est un outil incontournable pour le secteur économique, et en premier lieu pour le marché déjà juteux des objets connectés. 

L’ultra haut débit mobile permettra aussi de faciliter le quotidien : des téléchargements fulgurants, des connexions sans accroc, des jeux vidéo sans hachure. Très souvent est mise en exergue, l'image de l'opération chirurgicale faite à distance et rendue possible grâce à un réseau désormais fiable à chaque instant. 

La  5G n’est en réalité qu’une version augmentée, améliorée de l’actuelle  4G. Le débit y est plus performant. Dans un premier temps il sera 3 à 4 fois supérieur. Mais ce n’est que le début.

La 5G a vocation à être encore plus rapide et passer par des fréquences, des bandes passantes, encore plus grandes, et donc à générer encore plus d'ondes électromagnétiques. 

En France les opérateurs ont déboursé 3 milliards d’euros pour s’accaparer des nouvelles fréquences. 

Nice a été la première ville à rendre la 5G opérationnelle. 

D’autres plus récalcitrantes, comme Bordeaux et Strasbourg, n’ont d’autres choix que de s’y mettre doucement. Lille avait par exemple déposé un moratoire mais suite à la publication du rapport de l'ANSES en avril dernier, il a été levé.

Dans ce rapport, l'Agence de Sécurité Sanitaire écrit que la 5G ne présente « pas de risques nouveaux » mais elle recommande de poursuivre les recherches. En résumé, l’agence estime "peu vraisemblable, à ce stade, que le déploiement  de la 5G dans la bande de fréquence autour de 3,5 GHz constitue un  nouveau risque pour la santé". 

En revanche, l'agence ne peut rien dire sur d'éventuelles conséquences quand des fréquences de 26GHz (dont l'autorisation d'exploitation n'a pas encore été accordée) seront utilisées. 

Reportage Anaëlle Verzaux 

Réalisation Violaine Ballet assistée de Martine Meyssonnier

Mixage Benjamin Vignal

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